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Le PS était le premier parti à rendre public, samedi matin, ses listes pour les élections européennes de mai 2014, adoptées à près de 80 % des voix, avec le soutien des trois principales motions. Un moyen pour les candidats de partir « sillonner la France [...] et convaincre de ce projet qui doit donner du souffle à l’Europe », a indiqué Harlem Désir, premier secrétaire du parti.
Les têtes de liste socialistes pour les 8 circonscriptions où seront élus les députés français qui siégeront au Parlement européen ont été dévoilées lors d’un conseil national qui s’est tenu à Paris à l’Assemblée nationale. Les tractations sont allées bon train entre les différentes sensibilités du parti, et ces listes seront ensuite soumises au vote des militants, dans chaque section socialiste, le jeudi 21 novembre. Elles devront être validées par une convention du PS qui se tiendra le 7 décembre. Les élections européennes ont lieu le 25 mai.
Les hypothèses émises jusque là se sont confirmées : Harlem Désir briguera la tête de liste pour la circonscription Ile-de-France, avec Pervenche Bérès, eurodéputée sortante et Guillaume Balas, député proche de Benoît Hamon, en numéro 2 et 3. Interrogé sur les priorités du PS lors de ces élections, le candidat a évoqué « l’emploi des jeunes, un soutien à l’Europe de la croissance, une communauté européenne de l’énergie, des grands projets industriels... »
Gilles Pargneaux, eurodéputé, aubryste et patron de la fédération du Nord, conduira la circonscription du Nord-Ouest (Nord, Pas-de-Calais, Picardie, Basse Normandie, Haute Normandie). Numéro deux et trois : respectivement Claude Roiron, fabiusienne, ancienne présidente du conseil général d’Indre et Loire, et Jean-Louis Cottigny, député européen sortant.
Dans la circonscription Ouest (Bretagne, Pays-de-la Loire, Poitou-Charentes), Isabelle Thomas, proche du courant de Benoît Hamon, qui avait remplacé Stéphane Le Foll au Parlement européen en 2012 lorsqu’il a été appelé au gouvernement, est élue tête de liste. Emmanuel Maurel, qui briguait la liste du Sud-Ouest, sera finalement numéro 2. Françoise Mesnard, vice-présidente du conseil régional du Poitou-Charentes, candidate de Ségolène Royal, est numéro 3.
Dans le Sud-Ouest (Aquitaine, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées), le PS laisse la première place à un membre du Parti radical de gauche (PRG). Eric Andrieu, eurodéputé (il a remplacé Kader Arif en 2012 lorsque celui-ci a été nommé ministre), est le suivant.
Vincent Peillon, le ministre de l’Education, justement, mènera « le combat politique » lors de ce scrutin, dans la circonscription Sud-Est (Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes). En numéro 2, Sylvie Guillaume, eurodéputée sortante, élue locale en Rhône-Alpes, que certains voyaient pourtant numéro 1.
Dans la région Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine, Franche-Comté), Catherine Trautmann, eurodéputée depuis 1989 (excepté entre 1997 et 2004), présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, se représentera.
Pour la région Massif-Central Centre (Auvergne, Limousin, Centre), c’est le président du Conseil régional du Limousin Jean-Paul Denanot qui conduira la liste. Karine Gloannec-Maurin, vice-présidente Europe de la région Centre, est deuxième.
En Outre-mer, le mode de désignation, qui doit se faire dans les trois bassins Atlantique, Indien et Pacifique, nécessite un calendrier différé.
Malgré le mécontentement grandissant qui frappe l’exécutif, le PS espère faire mieux qu’en 2009 (14 élus) en faisant élire entre deux à trois députés dans chaque grosse région (Ile-de-France, Ouest, Sud-Ouest, Nord-Ouest, Sud-Est, Est) et un dans l’Outre-mer.
Après avoir désigné en octobre une bonne partie de ses têtes de listes pour les élections municipales de mars 2014 (désignations qui doivent encore être ratifiées samedi), le PS voulait aller vite. « C’est important d’investir nos candidats le plus vite possible », a souligné Christophe Borgel, responsable des élections au PS. « Il va d’abord y avoir un temps de pré-campagne et de mobilisation de nos réseaux, très important puisque le deuxième temps, plus médiatique de la campagne, sera de quelques semaines, juste après les municipales de mars ».