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La Chine s'est dit lundi "préoccupée" par la mort de civils libyens, après la mort de l'un des fils du colonel el-Gueddafi appelant de nouveau à un cessez-le-feu en Libye.
PUBLIE LE : 03-05-2011 | 16:34
D.RL'armée fidèle au régime libyen poursuivait hier son offensive à Misrata dans l'est de la Libye en vue de reprendre le contrôle de cette ville des mains des rebelles, appelés vendredi par les autorités à se rendre en échange d'une amnistie, une offre qui a expiré hier des chars des forces loyales au dirigeant libyen, le colonel Maamar El-Gueddafi tentaient d'entrer dans Misrata, à 200 km à l'est de la capitale Tripoli, au lendemain de la mort de six personnes dans cette ville.
Le port de Misrata, essentiel pour l'approvisionnement en armes et en aide humanitaire de la ville dont tous les accès terrestres sont coupés, avait subi un intense bombardement des forces fidèles au régime dans lequel deux rebelles avaient été tués, selon des témoins.
Pour le moment, les rebelles qui réclament depuis la mi-février le départ du colonel el-Gueddafi, n'ont pas réagi à cette offre. Parallèlement aux tentatives du régime libyen de chasser les rebelles de Misrata, assiégée depuis deux mois, l'Otan continuait lundi ses frappes, lancées le 19 mars, notamment à Tripoli en dépit de la condamnation des autorités libyennes d'un bombardement aérien de la coalition qui a tué un des fils du dirigeant libyen.
Seïf al-Arab Maamar El-Gueddafi, 29 ans, le plus jeune des six fils du dirigeant libyen et trois de ses petits-enfants, ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche par un raid de l'Otan sur la maison de Seïf al-Arab à Tripoli, selon le gouvernement libyen qui a dénoncé "une tentative d'assassinat" du colonel el-Gueddafi.
En réaction aux frappes de l'Otan, la Chine s'est dit lundi "préoccupée" par la mort de civils libyens, après la mort de l'un des fils du colonel el-Gueddafi appelant de nouveau à un cessez-le-feu en Libye.
Selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mme Jiang Yu, la Chine "s'est de tout temps opposée aux actions qui outrepassent l'autorisation du Conseil de sécurité de l'ONU et espère que toutes les parties pourront résoudre la crise par le dialogue et la négociation".
Le 17 mars dernier, lors du vote de la résolution de l'ONU ouvrant la voie aux frappes aériennes occidentales en Libye, la Chine, comme la Russie, autre membre permanent du Conseil de sécurité, s'était abstenue, par crainte de victimes civiles, renonçant à utiliser son droit de veto.
La crise qui prévaut en Libye depuis la mi-février a également suscité la préoccupation du Nicaragua qui, par le biais de son président Daniel Ortega, a condamné les frappes aériennes des forces de l'Otan contre la Libye notamment à Tripoli.