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Nicolas Sarkozy installe le Conseil national du numérique à l'Elysée, le 27 avril 2011 Thibault Camus/AP/SIPA
</aside>Cinq jours après l’attentat meurtrier de Marrakech, l’Airbus A330 qui transportait les cercueils des huit victimes françaises a atterri à l’aéroport d’Orly aux alentours de 16h45. Nicolas Sarkozy est arrivé sur place pour se recueillir devant les cercueils alignés sur le tarmac, recouverts chacun d'un drapeau français. La garde républicaine a joué la Marseillaise.
Le président a fait part de «sa profonde tristesse» aux familles, à qui «la folie meurtrière» a «arraché» des proches. «Le 28 avril dernier, ils ont succombé au plus lâche des attentats: ils étaient heureux, on les a tués pour semer la terreur», a insisté le chef de l’Etat, égrenant la liste des victimes.
«C’est la France qui paie le plus lourd tribut à la haine terroriste» à cet acte, avec huit morts et neuf blessés.
Prenant un air martial, Nicolas Sarkozy a promis que «la France ne laissera pas ce crime impuni». S’il fait confiance à la justice marocaine, les terroristes doivent savoir que «où qu’ils se trouvent, où qu’ils se cachent, ils seront recherchés par tous les moyens». Ils «auront à rendre compte de leur crime» car «la France ne cessera de demander justice».
Quelques minutes avant, les familles des victimes s'étaient recueillies devant le cercueil de leurs proches.