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Ligue 1 : à Saint-Etienne, Paris rate son envol (2-2)

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Ligue 1 : à Saint-Etienne, Paris rate
son envol (2-2)

Dominique Sévérac, envoyé spécial à Saint-Etienne (Loire) | Publié le 17.03.2013, 23h15 | Mise à jour : 23h15

 Le capitaine stéphanois Loïc Perrin tacle le Parisien Zlatan Ibrahimovic. Malgré deux buts d'avance après vingt minutes de jeu, le PSG n'a pu faire mieux que concéder un nul face à des Verts valeureux et entreprenants. 

Le capitaine stéphanois Loïc Perrin tacle le Parisien Zlatan Ibrahimovic. Malgré deux buts d'avance après vingt minutes de jeu, le PSG n'a pu faire mieux que concéder un nul face à des Verts valeureux et entreprenants. | AFP / Philippe Desmazes
Oui, le suspense reste possible et Saint-Etienne s'est occupé de tout, dimanche soir en clôture de la 29e journée, pour rendre la encore incertaine. En réduisant l'avance de deux buts du PSG pour obtenir un match nul, son courage empêche de triompher déjà, même avec cinq points d'avance. Pour , le nul n'est finalement pas si mauvais, lors d'une journée où, parmi les douze premiers du championnat de France, seul Lorient s'est imposé. Mais le scénario demeure catastrophique pour un club qui veut épater son monde, en France comme du côté de la Catalogne.

Il y a eu un relâchement coupable, une sorte de suffisance (le mal du week-end, manifestement en haut du classement) à vivre sur cette avance de deux buts qui émanaient davantage d'une science du réalisme que d'une incroyable capacité à occire son adversaire sans le laisser respirer. Paris menait sans faire d'efforts et quand il a fallu en produire, c'était pour éviter les vagues vertes, promises avant, bien présentes pendant même si l'agitation a tardé. Paris en est d'ailleurs le complice, remettant les Verts en selle, tout seul comme un grand.

 
Un arbitrage en dépit du bons sens

C'est dos au mur que les Stéphanois ont alors livré un match magnifique dans l'engagement et l'intensité, au terme d'une seconde période où leurs coups faisaient mal comme un boxeur retrouvant son second souffle. Leur remontée fantastique colle bien à leurs habits de bête noire du PSG cette saison (Paris n'a remporté aucun succès en trois confrontations). Et sans cette entame catastrophique, les Verts auraient même fait hurler de plaisir Jean-Michel Aulas, le président lyonnais en combi verte devant sa télé.

Ce match restera aussi marqué par la polémique née de l'arbitrage de Monsieur Gautier, un sifflet souvent présent sur la pelouse quand les événements sont favorables au PSG. Hier, il n'a pas sifflé quand Thiago Silva a retenu du bras Brandao dans la surface (3e) mais accordé un penalty quand Ruffier a légèrement touché Lavezzi (17e). Pourtant, les deux actions se ressemblaient: il n'y avait pas faute mais la conséquence est énorme puisqu'elle a donné un avantage de deux buts aux Parisiens.

Ibra eut beau devoir tirer deux fois son penalty, il l'a réussi deux fois. Il en aurait fallu une troisième que le sort aurait été le même. Mais comme l'homme en noir accordera un second but contestable à l'ASSE (semelle de Brandao), il faut juste convenir que Antony Gautier est tout simplement mauvais.

Malgré cela, le match, lui, est resté formidable de bout en bout, laissant même croire qu'il allait basculer dans les ultimes minutes sur un coup-franc de David Beckham. En vain.

LeParisien.fr

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