«C'était l'idéologue d'Ansar Dine à Tombouctou (nord-ouest), la tête pensante de l'organisation là-bas. Il a été arrêté à In Hallil, près de la frontière algérienne, par un groupe armé allié», a assuré un fonctionnaire du gouvernorat de Kidal. C'est lui «qui ordonnait de couper les mains», a rajouté une source de sécurité malienne. Décrit comme le chef de «la police islamique» de Tombouctou, il faisait donc partie de ceux qui faisaient respecter la charia (la loi islamique) à la lettre dans «la ville aux 333 saints» que l'armée française a libérée du joug islamiste lundi dernier.
Aux mains d'autres islamistes ?
On ne sait pas encore quel groupe armé l'a arrêté ni dans quel but il a été conduit à Kidal. Cette ville montagneuse du Nord-Mali abriteraient, selon le ministère de la Défense, plusieurs chefs et combattants de groupes jihadistes (dont Ansar Dine), soupçonnés de s'être réfugiés après le début des combats. C'était le bastion des «Défenseurs de l'islam» avant qu'un groupe dissident, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), ne prennent le contrôle de la ville aux côtés des rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA). Mohamed Moussa serait un touareg.
