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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-11-05T00:08:20+01:00" itemprop="datePublished">05.11.2013 à 00h08</time>
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Del Potro, finaliste en 2009, a beau être un poids lourd et un outsider crédible à la victoire finale à Londres, l'Argentin ressemblait bien à la proie la plus accessible pour Gasquet dans ce Masters que le Français dispute pour la deuxième fois, six ans après sa première participation à Shanghai. Mais comme en Chine, celui-ci a commencé sur une défaite.
RELÂCHEMENT DE GASQUET
Plus créatif et offensif, Gasquet a dominé le premier set dans lequel il s'est détaché 5-3 avant de faire la différence au tie-break, sublime avec six points gagnants de sa part. Mais, alors que Del Potro ne semblait pas trop frais, c'est Gasquet qui a piqué du nez dans l'ambiance ouatée de l'impressionnante O2 Arena. Moins relâché et plus lourd, il a commencé à accumuler les fautes alors que Del Potro ne déviait pas d'un pouce de sa ligne de pilonnage massif.
Gasquet, qui joue son septième tournoi en sept semaines, s'est pourtant offert un dernier sursaut en revenant de 3-5 à 5-5 au troisième set sur un break blanc. Las, il est aussitôt retombé dans ses travers pour laisser filer un match dont il aurait bien eu besoin. On se doutait que cela risquait d'être dur pour lui à Londres. Il faudra désormais un et même probablement deux exploits majeurs à partir de jeudi pour encore espérer rallier les demi-finales.
VICTOIRE DE WAWRINKA
Wawrinka , lui, peut y croire après avoir fêté en grandes pompes sa première apparition au Masters, à l'âge de 28 ans en battant le Tchèque Thomas Berdych. En faisant mouche d'entrée face à un adversaire bien pâle, le Suisse a imité son illustre compatriote Roger Federer, vainqueur de son premier match au Masters il y a onze ans et toujours présent depuis.
"C'est un tournoi mythique, je l'ai vu tellement de fois à la télévision. Le disputer c'est différent, très spécial, surtout avec la victoire", a réagi le Suisse après son 50e succès de la saison dans un groupe où figurent également les Espagnols David Ferrer et Rafael Nadal. Hormis un tie-break épouvantable au deuxième set, il a globalement maîtrisé les débats face à un joueur pourtant plus expérimenté (4e participation de suite) et mieux classé (6e contre 8e mondial).