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Des milliers de personnes sont rassemblées à Banias. (Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur Youtube par S.N.N.)
• Des milliers de manifestants défilent dans plusieurs villes de Syrie.
• En Libye, l'Otan refuse de s'excuser après avoir tué par erreur des combattants rebelles, hier. Le secrétaire général de l'Alliance a exprimé ses «regrets».
• Nouveaux rassemblements de pro et anti-régime au Yémen. Saleh rejette la médiation des pays du Golfe.
• Les Egyptiens réclament par milliers le jugement de Moubarak place Tahrir.
Des rebelles libyens près d'Ajdabiya le 8 avril (AFP Odd Andersen)
L'Otan réfute l'idée qu'il y ait une «impasse», qu'elle soit politique ou militaire. Le général Carter Ham, chef du Haut Commandement américain pour l'Afrique, a estimé hier que tel était bien le cas «en ce moment sur le terrain».
Par ailleurs, l'Alliance atlantique refuse de s'excuser pour avoir bombardé par erreur, hier, des chars appartenant aux rebelles, près de Brega. «Jusqu'à hier, nous n'étions pas informés que les forces du CNT faisaient usage de chars», s'est justifié un haut responsable.
Plus diplomatiquement, le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a qualifié l'«incident» de «très malheureux». «Je regrette vivement les morts» qu'il a entraînées, a-t-il déclaré.
Le bombardement a tué deux soldats et un ou deux médecins, et fait 14 blessés et six disparus.
Les rebelles contrôlent toujours Ajdabiya. Hier, des milliers de civils et rebelles ont fui à la suite de rumeurs sur une attaque imminente des pro-Kadhafi.
Bernard-Henri Lévy est de retour. Il est en partance pour Benghazi, puis ira à Brega, peut-être à Ajdabiya et Misrata. Il doit rencontrer notamment des responsables du Conseil national de transition (CNT), le «gouvernement» des rebelles.
-> Lire (en zone abonnés) le reportage de notre envoyé spécial, «Benghazi s'empresse de mettre sous presse»
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Quatrième vendredi de manifestations dans le pays. Des milliers de personnes ont défilé dans différentes villes du pays.
A Deraa, au moins trois manifestants ont été tués par les forces de sécurité. Dans cette ville du sud, épicentre de la contestation, «des milliers de manifestants sont sortis de trois mosquées pour se rassembler sur la place devant le palais de justice, raconte un militant des droits de l'homme à l'AFP. Les forces de sécurité en civil ont tiré d'abord des grenades lacrymogènes pour essayer de les disperser puis des balles réelles et caoutchoutées alors que les manifestants leur lancent des pierres. Les affrontements se poursuivent.»
Des affrontements ont également eu lieu à Homs (160 km au nord de Damas), et à Harasta, à 12 km au nord de la capitale.
Près de 7000 personnes manifestent dans six localités du nord, notamment dans les zones kurdes, en faveur de l'abolition de la loi d'urgence et de la libération des détenus. Hier, le président Bachar al-Assad a naturalisé des dizaines de milliers de Kurdes, mettant fin à un conflit vieux de plus de 50 ans.
Ils étaient aussi plusieurs milliers à Banias et un millier d'autres à Tal, à 20 km au nord de Damas.
-> Voir cette vidéo tournée à Banias, et mise en ligne par S.N.N. (Shaam News Network), réseau de citoyens qui diffusent images et infos sur la contestation via Twitter, Facebook, Youtube.
A Douma (banlieue de Damas), un accord a été conclu entres autorités et contestataires pour que ceux-ci puissent manifester sans l'intervention des forces de sécurité. Accord «respecté pour le moment», selon un militant. Vendredi dernier, au moins huit personnes avaient été tuées.
Depuis mi-mars, la répression aurait fait plus de cent morts.
-> Lire le reportage paru dans Libé du 7 avril, «Damas cultive la peur face à la révolte»
A nouveau, partisans et opposants au régime du président Saleh manifestent par dizaines de milliers, chacun dans leur partie de la capitale, Sanaa. Chacun réuni sous un slogan différent. Pour les pro, ce vendredi est la «Journée de la fermeté» ; pour les anti, celle «de l'entente».
Alors qu'à de nombreuses reprises, des violences ont éclaté entre les deux camps, aucun incident n'a été enregistré jusque là.
Mais la contestation dure depuis fin janvier et Saleh ne lâche rien. Intervenant devant ses partisans, il a rejeté une offre de médiation des monarchies arabes du Golfe.
Des milliers de manifestants sont rassemblés sur l'emblématique place Tahrir du Caire pour réclamer que le président déchu Hosni Moubarak et d'autres membres de son régime soient jugés.
Cette manifestation, intitulée «Journée de procès et de purification» par ses organisateurs, survient pratiquement deux mois après le départ de Moubarak, le 11 février.
Les manifs sont régulières, mais celle-ci devrait être massive, car les Frères musulmans ont appelé à s'y joindre.
Plusieurs vidéos circulent sur Youtube, montrant des personnes qui se présentent comme des officiers. Elles y accusent le Conseil suprême des forces armées, qui assure la transition du pouvoir, de trahir les idéaux de la révolte populaire.