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LEMONDE.FR avec Reuters | 28.10.11 | 22h43 • Mis à jour le 28.10.11 | 22h53
L'accusation avait demandé huit à dix ans de prison, mais l'avocat de la défense, Pascal Garbarini avait, démarche rare, répliqué en suggérant aux jurés dans sa plaidoirie de prononcer une peine de cinq ans de prison avec sursis assortie d'une "mise à l'épreuve", sorte de contrôle judiciaire.
C'est la quatrième affaire de ce type jugée en France mais la première à venir devant une cour d'assises, où la peine maximale encourue pour "administration de substances nuisibles" est de quinze ans de réclusion contre dix ans en correctionnelle.
Hicheim Gharsallah, déja emprisonné depuis trois ans, a reconnu les faits lors du procès ouvert lundi. "Je suis un salaud, un traître, je ne pensais qu'à mon plaisir", a-t-il dit aux jurés. Sa victime était partie civile, ainsi que deux autres ex-amies de l'accusé, qui n'ont pas contracté la maladie mais ont été exposées au risque et demandaient donc réparation.