Moins de deux jours après la débâcle socialiste du second tour des municipales, le populaire ministre de l'Intérieur s'installe dans le fauteuil de Premier ministre que celui-ci occupait depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée. <btn_noimpr style="margin: 0px; padding: 0px;">
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Après une brève poignée de main, les deux hommes se sont entretenus pendant une quinzaine de minutes. «Une nouvelle étape commence», a déclaré Jean-Marc Ayrault à leur retour, prévenant son successeur de la «tâche éprouvante, exigeante, mais en même temps exaltante» qui l'attend.
Lors de sa courte intervention l'ex-Premier ministre a défendu son action. «J'ai conduit ici une politique, conformément aux orientations du président de la République, pour permettre à la France de retrouver toute sa place», rappelant inlassablement la nécessité de réussir le «redressement» du pays «tout en préservant son modèle social et républicain». «C'est exigeant, mais c'est la seule voix que nous devons suivre et poursuivre», a-t-il ajouté à l'adresse de son successeur.
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Ayrault longuement applaudi
«Vous avez accompli cette mission avec les valeurs qui sont les vôtres, avec le sens de l'Etat, avec l'attachement aux valeurs de la République que je vous connais depuis longtemps et que je partage», lui a répondu Manuel Valls. «Nous sommes deux socialistes, deux républicains et deux patriotes», a-t-il souligné, promettant de «prolonger» et d'«amplifier l'énorme travail déjà mis en oeuvre». «Le président de la République a tracé une feuille de route pour aller encore plus loin, plus vite.»
Une cérémonie consensuelle égayée par l'ovation que le personnel de Matignon a réservé à Jean-Marc Ayrault. Celui-ci, visiblement plus détendu qu'au début de la cérémonie, a savouré ces longs applaudissements, avant de lancer à son épouse Brigitte : «On y va?» Direction Nantes (Loire-Atlantique) où le couple à ses attaches. «En train», «comme à l'arrivée», précise un proche, le député socialiste Olivier Faure.
La politique a vite repris ses droits. Selon notre reporter, Rosalie Lucas, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, est arrivé à Matignon pour s'entretenir avec Manuel Valls, sitôt Jean-Marc Ayrault parti. L'heure est aux tractations : il faut désormais constituer un nouveau gouvernement.
