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Plan d\\\'économies: Valls réclame à sa majorité un vote de

 
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Plan d'économies: Valls réclame
à sa majorité
un vote de "légitimité"
<time>Publié le 29-04-2014</time><time> à 10h50Mis à jour à 19h10     </time>lien
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<figure id="ultimedia_image">Le président du groupe PS Bruno Le Roux le 23 avril 2014 à l'Assemblée nationale à Paris(c) AfpLe président du groupe PS Bruno Le Roux le 23 avril 2014 à l'Assemblée nationale à Paris (c) AFP</figure>

Paris (AFP) - Manuel Valls a sommé mardi sa majorité de lui donner un vote de "légitimité" sur le plan de

50 milliards d'euros d'économies, dramatisant l'enjeu alors qu'il fait face à l'abstention attendue de 30 à 40

députés PS et à l'opposition des écologistes.

"J'assume !", a martelé à huit reprises le Premier ministre en clôturant son discours. Devant un hémicycle

loin d'être plein avant le vote prévu peu avant 20H00, il a vanté un plan "calibré", "bien réparti" et "juste

parce qu'il tient compte du dialogue nourri, exigeant et fructueux que j'ai eu avec les groupes de la majorité".

Confronté à une fronde d'une partie de la majorité, le Premier ministre avait annoncé lundi plusieurs mesures d'assouplissement du plan de rigueur décidé par le gouvernement, qui concernent les petites retraites

(inférieures à 1.200 euros), la revalorisation du RSA et les fonctionnaires les moins bien rémunérés.

"Le vote d’aujourd’hui est un moment de vérité. Ce n’est pas un vote indicatif, c’est un vote décisif", a-t-il dit.

"Le résultat du vote conditionne à la fois la légitimité du gouvernement de la France, sa capacité à gouverner,

et, surtout, la crédibilité de la France", a-t-il réitéré.

Le "programme de stabilité" détailles les principaux points de la politique économique du pays d'ici 2017,

soumis par la France à la Commission européenne.

A savoir la mise en oeuvre du "pacte de responsabilité et de solidarité" (40 milliards d'euros d'allégements

sociaux et fiscaux pour les entreprises, 5 milliards pour les ménages) assortie d'économies sans précédent,

d'un total de 50 milliards, pour réduire le déficit public à 3% du PIB en 2015 (contre 4,3% en 2013),

comme promis aux Européens.

- L'UDI s'abstient, les écolo contre -

Trois semaines après l'investiture du gouvernement Valls, qui avait suscité l'abstention de onze députés

PS sur 291, l'exercice s'apparente à un nouveau vote de confiance pour l'exécutif.

Mais davantage que M. Valls, la contestation vise François Hollande, qui avait annoncé ces économies

dès janvier, et son virage vers les entreprises sur lequel le président joue la suite de son quinquennat,

plombé par l'absence de résultats sur la croissance et l'emploi.

Traumatisés par la déroute des municipales, nombre de députés menaçaient jusqu'au week-end

dernier de s'abstenir, inquiets de l'impact d'une réduction des dépenses publiques sur la reprise

économique et hostiles au gel des prestations sociales jusqu'en octobre 2015 et à celui du point

d'indice des fonctionnaires jusqu'en 2017.

Selon un député, les annonces lundi de M. Valls ont permis de "ramener 30 députés", notamment

des "quadras" du coeur de la majorité.

Mais elles n'ont pas suffi pour faire rentrer dans le rang ceux qui voulaient réduire le volume d'économies

à 35 milliards, proches de Martine Aubry ou membres de l'aile gauche du PS notamment.

Combien seront-ils au groupe PS au final à ne pas voter le plan? Entre 30 et 40 selon les pronostics,

dont les trois chevènementistes qui iront jusqu'à voter contre.

Ces contestataires assurent cependant, comme Christian Paul, que "ce n'est pas un vote de défiance

mais un vote d'alerte pour une réorientation de la politique" ou se félicitent, comme Jérôme Guedj, que

soit devenu "possible de sortir de la malédiction de la Ve République qui fait que le groupe majoritaire

doit être caporalisé".

Une vision positive nullement partagée par le président du groupe PS, Bruno Le Roux, qui a laissé planer

la menace d'un divorce avec ceux coupables de défections à répétition. "Quand on n'arrive plus à vivre

ensemble, on en tire généralement des conclusions", a-t-il averti.

Prélude peut-être à de futurs votes, M. Valls bénéficiera d'une "abstention d'encouragement" de l'UDI,

reconnaissant selon leur président Philippe Vigier "une inflexion très forte de ce gouvernement".

Aucune clémence en revanche de la part du président de l'UMP Jean-François Copé qui a étrillé

Manuel Valls: "vous faites le pire des choix, le rationnement sans réformes", lui a-t-il lancé.

S'il a le soutien des radicaux de gauche, satisfaits des avancées sur "les petites retraites", M. Valls

ne pourra pas s'appuyer sur les écologistes, dont douze sur dix-sept voteront contre, dénonçant,

selon les mots d'Eva Sas, un "rythme de réduction des déficits trop lourd sur l'emploi".

Sans surprise, les dix députés Front de gauche ont critiqué par la voix de Nicolas Sansu le "sophisme

selon lequel le redressement des comptes publics, c'est la réduction des dépenses publiques et sociales".

"Oui à la France, non à Bruxelles", a tonné de son côté l'un des trois députés d'extrême droite

Gilbert Collard
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