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Le procès d'Oscar Pistorius promet de virer au duel de poids lourds. Photo : AFP
Comme dans l'affaire DSK, le procès d'Oscar Pistorius promet de virer au duel de poids lourds. Car comme dans l'affaire new-yorkaise, le sportif accusé du meurtre de sa petite amie le jour de la Saint-Valentin s'est rapidement entouré d'une équipe de choc pour affronter un procureur à la solide réputation.
A la barre du tribunal : Barry Roux et Kenny Oldwage, un duo d'avocats réputés dans le milieu judiciaire sud-africain. Ce dernier s'est notamment fait connaître lors d'un autre fait divers qui a ému l'Afrique du Sud : la mort en 2010 de Zenani Mandela, 13 ans, arrière-petite-fille de Nelson Mandela, renversée par une voiture. Oldwage avait défendu le chauffeur de 25 ans, poursuivi pour homicide volontaire, conduite dangereuse et en état d'ivresse, obtenant sa relaxe.
Un légiste et un pro de la communication
Pour contrer l'accusation sur le fond du dossier, Oscar Pistorius s'est par ailleurs adjoint les services d'un médecin légiste. Ponte dans son domaine, Reggie Perumal avait également été sollicité dans de récentes affaires à l'écho mondial : le massacre de la mine de Marikana, quand 34 grévistes ont été abattus pas la police en août 2012, et la mort d'un ancien compagnon d'armes du président zimbabwéen Robert Mugabe, dans l'incendie de sa maison.
Enfin, pour bétonner la communication de la star, un pro de l'information sensationnelle a été recruté : le Britannique Stuart Higgins, ex-rédacteur en chef du tabloïd The Sun, qui se régale des affaires comme celle-ci. Depuis sa reconversion, l'homme gère l'image des clubs de football Chelsea et Manchester United, ou encore du tennisman Andy Murray. Stuart Higging est doublement compétent pour gérer les retombées médiatiques de l'affaire Pistorius, puisque lui-même s'est trouvé au coeur d'un scandale de harcèlement sexuel, quand il était au Sun.
En face, l'accusation a été confiée au procureur Gerrie Nel. Le magistrat, qui accuse aujourd'hui Pistorius de meurtre avec préméditation, s'est fait un nom il y a deux ans, dans le procès Jackie Selebi. Ce chef de la police sud-africaine, également directeur d'Interpol, a été condamné pour corruption à 15 ans de prison. Un fait d'arme suffisant pour s'attirer une solide réputation de coriace.