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Présidentielle italienne : un tour pour rien

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Présidentielle italienne : un tour pour rien
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2013-04-18T14:29:21+02:00" itemprop="datePublished">18.04.2013 à 14h29</time>
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<figure class="illustration_haut"> Au premier tour, Franco Marini, le candidat de compromis présenté par Pier Luigi Bersani pour le poste de président de la République italienne n'a pas obtenu jeudi la majorité qualifiée des deux tiers des voix. </figure>

Le Parlement italien divisé, issu des législatives des 24-25 février, a entamé, jeudi 18 avril, le processus d'élection du chef de l'Etat appelé à succéder au président Giorgio Napolitano. Au premier tour de scrutin, Franco Marini, le candidat de compromis issu du Parti démocrate (PD) présenté par Pier Luigi Bersani pour le poste de président de la République italienne, n'a pas obtenu la majorité qualifiée des deux tiers des voix au collège électoral nécessaire pour être élu. Un deuxième tour de scrutin, où la majorité qualifiée reste en vigueur, aura lieu plus tard dans la journée.

Le successeur de Giorgio Napolitano, dont le mandat arrive à échéance à la mi-mai, est élu au suffrage indirect par un collège de 1 007 grands électeurs (les sénateurs, les députés et 58 représentants des régions). Une majorité qualifiée des deux tiers est requise lors des trois premiers tours de scrutin. Ensuite, l'élection se joue à la majorité simple.

Le nom de l'ancien président du Sénat Franco Marini, 80 ans, ex-syndicaliste, a fait l'objet d'un compromis entre Pier Luigi Bersani, chef de file du Parti démocrate, les centristes du président du conseil Mario Monti et la droite emmenée par Silvio Berlusconi. Si le PD, qui contrôle la Chambre des députés, dispose avec ses alliés du plus grand nombre de parlementaires avec 430 élus, devant le parti de Silvio Berlusconi, Peuple de la liberté (211 élus), et le Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo (162 élus), rien n'indique que le candidat issu de ses rangs parviendra à s'imposer.

La fonction présidentielle est pour l'essentiel honorifique en Italie, mais le successeur de Giorgio Napolitano au palais Quirinal disposera d'une arme qui faisait défaut à l'actuel président pour tenter de sortir l'Italie de l'impasse politique : la capacité de dissoudre le Parlement.

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