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Scandale de la viande de cheval : la Grande-Bretagne demande des mesures

 

 

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Scandale de la viande de cheval : la Grande-Bretagne demande des mesures "rapides"

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2013-02-13T18:26:23+01:00" itemprop="datePublished">13.02.2013 à 18h26</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-02-13T19:35:16+01:00" itemprop="dateModified">13.02.2013 à 19h35</time> lien

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<figure class="illustration_haut"> Un abattoir en Roumanie. </figure>

Alors que les ministres européens concernés par le scandale des produits estampillés "bœuf" contenant de la viande de cheval se réunissent, mercredi 13 février à Bruxelles, la Grande-Bretagne a demandé des mesures rapides.

"Plus vite nous résolvons ceci, plus rapidement nous pourrons rétablir la confiance dans notre système alimentaire et nos produits", a plaidé le ministre de l'alimentation Owen Paterson. La Grande-Bretagne est concernée en premier lieu par cette affaire : des perquisitions ont eu lieu mardi dans deux usines soupçonnées d'avoir fourni de la viande de cheval pour des produits censés contenir du bœuf.

"IL Y A UNE LÉGISLATION ET QUELQU'UN NE L'A PAS RESPECTÉE"

En France, de la viande de cheval a été trouvée dans des produits des marques Picard et Findus. La société Comigel, qui avait fabriqué les lasagnes incriminées, est également pointée du doigt en Suisse, où le groupe de distribution Coop a confirmé la présence de viande de cheval dans des lasagnes surgelées retirées mardi de la vente.

Consulter la liste des produits retirés de la vente en France

Le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, présent à Bruxelles pour la réunion d'urgence, a indiqué que les résultats d'une enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) seront rendus publics jeudi 14 février.

Face à la pression des pays concernés et à l'ampleur du scandale, les autorités européennes n'ont pas exclu de rendre obligatoire la mention de l'origine de la viande dans les plats cuisinés, tout en soulignant que cette affaire relevait d'une fraude sur l'étiquetage du type de viande utilisée.

<figure class="illustration_haut">  Tonio Borg, commissaire européen à la santé. </figure>

"Certains pays sont pour, d'autres pensent que c'est compliqué. Nous allons voir si ça peut se faire, si ça peut être imposé, si ce sera compliqué. Je ne ferme pas la porte", a déclaré Tonio Borg, commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, soulignant qu'il s'agit "d'une question d'étiquetage frauduleux. Ne donnons pas l'impression que cet incident s'est produit en raison d'un manque de législation d'étiquetage. Il y a une législation et quelqu'un ne l'a pas respectée".

Depuis l'affaire de la vache folle, l'origine de la viande bovine fraîche doit être mentionnée. Ce n'est pas le cas pour les produits transformés à base de viande, qui sont seulement soumis à l'obligation de mentionner le type de viande utilisée.

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