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Par marialis2.2
<time datetime="2013-04-14 19:42:16" pubdate="">14 avril 2013 </time>
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SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA
Les anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont voulu marquer l’arrivée du printemps en organisant une manifestation pacifique de remise en culture des terres sur la Zad («zone d'aménagement différé»). Plus d’un millier d’opposants au projet soutenu par Jean-Marc Ayrault sont venus donner un coup de pelle dans cette zone qui fut le théâtre de nombreux affrontements avec les forces de l’ordre à l’automne 2012.
«Avec les différents chantiers agricoles, nous renforcerons l'implantation dans la durée des occupations sur la Zad», a expliqué un porte-parole des opposants juché sur une remorque. Et d’ajouter : «Construire là où ils veulent détruire, cultiver là où ils veulent bétonner».
Deux groupes distincts composaient la manifestation. Les anticapitalistes de l’opposition défilaient aux côtés des «zadistes» installés là depuis plusieurs mois. «Sème ta Zad, occuper, cultiver, résister», pouvait-on lire sur la banderole en tête de leur cortège. «L'hiver n'a pas été évident, les conditions climatiques, la fatigue, le stress...», a reconnu Milo, une militante anticapitaliste implantée sur la Zad depuis un an. «Là on est au début du printemps, c'est plein de nouvelles énergies (…) Peut-être qu'on va pas faire germer des graines mais on va faire germer plein d'idées qui vont durer des semaines», a-t-elle poursuivi.
Cette manifestation intitulée «Sème ta Zad !» est intervenue quatre jours après la remise au gouvernement de trois rapports différents concernant le projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes. Le premier rapport émane d’une commission du dialogue dont le but est d’apaiser les tensions avec les opposants, le second a été rendu par une commission scientifique, et le dernier doit estimer la perte en terres agricoles avec le maintien du projet. Les conclusions sont mitigées puisque le premier rapport réaffirme la nécessité du projet mais les deux autres exigent une amélioration du projet pour compenser la perte des terres agricoles et l’impact environnemental. Les opposants semblent plutôt rassurés puisqu’ils y voient pour l’instant un report masqué des travaux.
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