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Il n’a pas changé sa ligne de pensée. Dimanche soir, lors de son intervention télévisuelle sur TF1, François Hollande s'est dit satisfait de l'accord américano-russe sur les armes chimiques syriennes, tout en précisant que cette entente n’était pas un "point d’arrivée" mais une "étape".
En cas de non respect de cet accord conclu à Genève, le président français n’a pas totalement exclu la possibilité de "sanctions". "L’option militaire doit demeurer sinon, il n’y aura pas de contrainte", a-t-il ajouté en rappelant que le conflit syrien etait " la plus grande tragédie du début du 21e siècle".
Interrogé sur le fait de savoir s’il était déçu de l’absence de la France à Genève, le président a estimé que la pression hexagonale avait permis de débloquer la situation du point de vue diplomatique. "Que ce serait-il passé s'il n'y avait pas eu de réactions [de notre part] ? Bachar el-Assad aurait continué à gazer ?"
Une résolution de l'ONU d'ici la fin de la semaine ?
François Hollande a également assuré qu'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur les armes chimiques pourrait être votée d'ici la fin de la semaine et insisté sur le fait que la France soutenait "l'opposition démocratique" à Bachar al-Assad, et non les "djihadistes" qu’il a comparés à des "massacreurs".
"Il faut être sûrs que ceux qui se chargeront de la transition politique soient des démocrates. On ne va pas installer au pouvoir ceux que nous considérons aussi dangereux qu'Assad", a-t-il précisé à plusieurs reprises.
François Hollande recevra, demain, lundi 16 septembre, le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangère britannique William Hague à l'Élysée pour "mettre en forme la prochaine résolution du Conseil de sécurité."