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Vladimir Poutine est en voyage officiel à Pékin, où il a rencontré le président chinois Hu Jintao Mark Ralston/AP/SIPA
La Russie et la Chine, alliés du régime syrien, se sont déclarées mercredi 6 juin résolument hostiles à toute "intervention" et tout changement de régime en Syrie, malgré la répression dans le sang de la révolte populaire qui dure depuis 15 mois.
Accompagnant le président russe à Pékin, son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a averti qu'un changement par la force du régime pourrait conduire la région à une "catastrophe", jugeant "très risqué" que l'opposition "appelle de plus en plus la communauté internationale à bombarder le régime d'Assad, à renverser le régime".
La Chine et la Russie demandent en outre une nouvelle conférence internationale sur la Syrie pour "se mettre d'accord pour suivre, honnêtement et sans ambiguïtés, le plan" de l'émissaire international Kofi Annan, prévoyant un cessez-le-feu et un dialogue politique, mais resté lettre morte.
Kofi Annan doit s'adresser jeudi au Conseil de sécurité et à l'Assemblée générale de l'ONU, mais selon des diplomates il commence à entrevoir l'échec de son plan et souhaite que la communauté internationale pèse de tout son poids pour le faire respecter ou trouver un "plan B".
Pékin et Moscou, principaux soutiens du pouvoir syrien, opposent leur veto à deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le régime Assad. Ce dernier est confronté depuis mars 2011 à une contestation marquée pendant des mois par des manifestations pacifiques avant de se militariser face à la répression. Le régime ne reconnaît pas cette contestation assimilée à du "terrorisme" et s'est dit déterminé à l'étouffer à "n'importe quel prix".
Ces déclarations surviennent à quelques heures d'une réunion à Istanbul de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avec les alliés turc, français et britannique des Etats-Unis ainsi qu'avec certains ministres arabes pour parler du dossier syrien, indiquent des sources diplomatiques turques.
Plus tôt dans la matinée, la Chine et la Russie avaient affirmé vouloir renforcer leur partenariat stratégique. Après des entretiens avec les dirigeants chinois, Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe avait assuré :
Le président russe Vladimir Poutine s'est aussi entretenu à Pékin avec le Premier ministre Wen Jiabao et le vice-président Xi Jinping, très probable futur Numéro un chinois.
Le président russe a également salué le "succès" des récentes premières manœuvres navales sino-russes en mer Jaune. De son côté, Wen Jiabao a assuré :