"Ces tests c'est du flan", a-t-il affirmé en prenant notamment l'exemple de la centrale alsacienne de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du parc français.
"On ne se prémunit pas mieux qu'avant, il n'y a rien dans ces rapports que l'ASN ne pouvait déjà savoir", a encore souligné le radio-physicien alsacien.
M. Brom a notamment regretté le manque d'éléments dans le rapport remis à l'ASN concernant le risque d'inondations à Fessenheim : "Le canal du Rhin a un débit de 1.000 m3 par seconde et la centrale est située juste à côté, à 13 mètres en-dessous du niveau de l'eau. Mais l'exploitant estime une rupture de digue impossible et donc aujourd'hui on n'a aucune nouvelle étude sur ce point".
"Ma conclusion c'est que si on avait demandé l'an dernier à Tepco de faire un rapport sur la centrale de Fukushima, elle aurait été jugée parfaitement sûre", a conclu Jean-Marie Brom.
L'ASN a publié vendredi sur son site internet les tests de résistance effectués par les exploitants de 80 installations nucléaires, que le gouvernement avait demandés après l'accident de Fukushima.
En service depuis 1977, Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaires françaises. Dotée de deux réacteurs nucléaires d'une puissance de 900 mégawatts chacun, elle est particulièrement décriée par les écologistes, qui réclament sa fermeture en pointant notamment sa "vétusté" et son exposition aux risques sismiques et d'inondations.
