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Les "non alignés" demandent l'organisation d'un Congrès d'ici un mois et la tenue d'un nouveau scrutin dans les trois mois pour résoudre la crise à l'UMP.
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POLITIQUE- Les "non alignés" demandent un revote et un nouveau Congrès, alors que Jean-François copé et François Fillon continuent de discuter.
afp
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Les "non alignés" de l'UMP, conduits par Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, ont décidé de mettre la pression sur Jean-François Copé et François Fillon, qui enchaînent depuis lundi les face-à-face.
Ce mardi matin, ils ont réclamé qu'une nouvelle élection pour la présidence de l'UMP se tienne au printemps 2013, s'opposant ainsi à l'exigence copéiste de ne pas organiser de nouveau scrutin avant les municipales de 2014.
Puis Bruno Le Maire a sonné la charge sur France Info: "Il faut faire attention à ce que cette crise ne se résolve pas, comme on en a eu l'habitude par le passé, par un petit arrangement entre amis."
A la mi-journée, les deux députés ont tenu un point-presse entourés d'une dizaine de leurs collègues (David Douillet, Jacques Myard, Laure de la Raudière, Jean-Luc Moudence, Damien Abad,...) Ils en ont profité pour annoncer la parution d'une tribune commune dans Le Figaro ce mercredi. Déjà une trentaine de signatures UMP et R-UMP aurait été collectée.
Lors de cette rencontre, tous ont en tout cas eu des mots durs à l'égard de Jean-François Copé et François Fillon. "Nos militants se sentent humiliés", a lancé Laure de la Raudière, députée d'Eure-et-Loire. Pour Jacques Myard, "l'absurdité n'est pas un logiciel politique". "Il faut solutionner les egos de ceux qui nous ont mis dans une posture délicate", a ajouté David Douillet. Même le doyen d'âge de l'Assemblée, François Scellier a fait parler la menace: "Je m'interdis de choisir entre les deux groupes. Si je dois choisir, j'irai ailleurs."
En réalité, la marge de manoeuvre des non-alignés est très mince. Seul un accord entre Copé et Fillon permettra à l'UMP de s'en sortir. Leurs vives critiques, accompagnées d'une tribune, visent surtout à mettre la pression sur les deux leaders. "Notre initiative sert surtout à peser sur ces discussions", reconnaît Jean-Luc Moudenc.
"Nous ne sommes pas là pour donner des leçons de morale, mais pour dire: 'réglez vos problèmes entre vous, mais n'oubliez pas les militants!'", affirme Damien Abad, qui se revendique "indigné" plus que "non-aligné".
Et puis si Copé et Fillon ne comprennent pas les menaces et les attaques, peut-être entendront-ils un discours plus sentimental, celui de David Douillet: "S'il y a division, je serai triste, vraiment triste."
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