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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-09-27T20:19:20+02:00" itemprop="datePublished">27.09.2013 à 20h19</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-09-27T21:09:16+02:00" itemprop="dateModified">27.09.2013 à 21h09</time>
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L'ingénieur français de 64 ans travaillant pour l'entreprise Vergnet avait été enlevé à Rimi, dans l'Etat du Katsina (nord du Nigeria), lors d'une attaque de sa résidence par une trentaine d'hommes armés. Le rapt avait été revendiqué par Ansaru, qui serait lié au groupe islamiste Boko Haram.
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Ansaru a justifié l'enlèvement par "la position du gouvernement français et des Français contre l'islam et les musulmans", évoquant notamment l'intervention militaire en préparation dans le nord du Mali et la loi de 2011 contre le port du voile intégral en public. En signe de solidarité avec l'ingénieur, la ville du port où il résidait a déployé sur la façade de sa mairie une grande photo de lui.
LA FRANCE NE PAIERA PLUS DE RANÇON
Selon nos informations, depuis la mi-janvier, François Hollande a fait savoir, directement et indirectement à l'ensemble des familles de citoyens français actuellement détenus dans le monde que la doctrine avait changé. La France ne paiera plus.
Depuis vingt-cinq ans, la politique française consistait à refuser officiellement toute négociation avec les ravisseurs. Dans les faits, des rançons ont été régulièrement versées. Désormais, non seulement l'Etat refusera toute transaction financière, mais il s'opposera "à toute forme de versement", selon les termes d'un conseiller ministériel, ce qui vise également les sommes que les familles, les entreprises ou les compagnies d'assurance pourraient être conduites à remettre par leurs propres moyens aux preneurs d'otage.
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