Sydney a été la première ville du monde à plonger dans le noir, samedi, donnant le coup d'envoi à l'opération "Earth Hour". Une "heure sans lumière" qui mobilise la planète contre le changement climatique chaque année depuis 2007. A 20h30, heures locales, l'éclairage des bâtiments et monuments de plus de 150 pays devait être successivement éteint pendant une heure pour marquer la plus grande manifestation écologique du monde à laquelle des centaines de millions de personnes devaient également prendre part.
Dans le noir, donc, le port de Sydney, la porte de Brandebourg à Berlin, les chutes du Niagara, la tour la plus haute du monde Burj Khalifa à Dubaï, les remparts de Dubrovnik en Croatie, le stade olympique de Pékin, la vieille citadelle d'Erbil au Kurdistan. A Paris la Tour Eiffel s'est éteinte comme prévu à 20h30 sous les applaudissements d'environ 200 personnes. D'autres monuments célèbres tels la cathédrale Notre Dame ou l'Arc de Triomphe connaissaient le même sort.
7000 localités dans 152 pays en 2012
L'opération a été lancée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) en 2007 en Australie, où cette année le mot d'ordre est "d'éteindre pour de bon" et de se convertir aux énergies renouvelables. Les célèbres tours Petronas de Kuala Lumpur et le Nid d'oiseau à Pékin devaient suivre le mouvement. La campagne a pris une dimension mondiale et touche désormais "des centaines de millions de personnes", a assuré à l'AFP le cofondateur et directeur de l'opération, Andy Ridley.
"L'an dernier, 7000 localités dans 152 pays à travers le monde ont participé, soit une augmentation de 30% par rapport à l'année précédente", s'est-il félicité. "C'est en Asie-Pacifique, le moteur économique de la planète, que cela prend le plus d'ampleur car quel que soit l'endroit où l'on aille, les gens sont confrontés à des problèmes environnementaux", a expliqué Andy Ridley.