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Aux côtés des ministres des Affaires étrangères Laurent Fabius et du redressement productif Arnaud Montebourg, les patrons de grands groupes français comme le PDG de Total Christophe de Margerie ont accompagné le président François Hollande en visite en Russie. Photo : AFP/Bertrand Langlois
La délégation accompagnant François Hollande ce jeudi en Russie est impressionnante. Une quinzaine de patrons, dont ceux de Total, Airbus, SNCF, Thales, Sanofi ou LVMH ont fait le déplacement pour appuyer le volet commercial de cette visite dans un pays revenu sur le devant de la scène internationale. Un Etat avec lequel les relations commerciales sont importantes mais pourraient encore être accrues. Ainsi, la France est le deuxième partenaire commercial européen de la Russie derrière l'Allemagne mais la balance commerciale reste déficitaire en raison du poids de la facture énergétique. En outre, les investissements russes dans l'hexagone plafonnent à un milliard d’euros quand la France investit douze milliards d'euros en Russie. Un déséquilibre qu'il s'agit de corriger.
A l'image de PSA, des groupes industriels français déjà implanté dans ce pays fondent de grands espoirs dans la croissance russe. Plombé par la crise qui frappe l'Europe du sud, le constructeur français a vu ses ventes progresser de 4,9% l'an passé en Russie et poursuit sa stratégie de production dans le pays. Tout comme Renault, qui a fait de la Russie l'une de ses priorités de développement dans les années à venir. Illustration de cette stratégie, le partenariat dynamique de Renault avec le constructeur russe AvotoVAZ (Lada).
Le sol russe, incontournable pour Total
Côté énergie, le pétrolier Total voit également dans la Russie une terre de développement. Actionnaire du géant gazier russe Novatek, le groupe français envisage de produire 5 millions de tonnes par an de gaz naturel liquéfié au Yamal (péninsule au nord de la Russie).
Dans le domaine du Luxe, LVMH a également renforcé ces dernières années sa présence en Russie. Le groupe de Bernard Arnault a notamment augmenté sa participation dans l'une des principales enseignes de distribution de parfums et cosmétiques en Russie, la chaîne de magasins magasins Ile de Beauté.
La Russie enfin membre de l'OMC
Quant à l'implantation d'Airbus en Russie, elle est récente. La première vente d'Airbus dans le pays n'a été finalisée qu'en juin dernier et porte sur la commande de quatre A380 signée par la compagnie Transaero. Toutefois, le pouvoir russe tente de relancer l'industrie aéronautique nationale. Le projet de construction d'un gros porteur long courrier sino-russe a ainsi été annoncé il y a quelques semaines. Objectif affiché : concurrencer les leaders du secteur, Boeing et Airbus.
Au delà des stratégies des grands groupes, la récente adhésion de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce ouvre des perspectives à ses partenaires économiques comme la France. Une participation qui se traduit entre autres par la baisse des droits de douane, l'ouverture d'un certain nombre de secteurs et des perspectives de croissance accrues.