Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-12-18T13:18:25+01:00" itemprop="datePublished">18.12.2013 à 13h18</time>
<figure class="illustration_haut">
</figure>
Le phénomène est particulièrement marqué chez les plus jeunes et les ménages les plus modestes. Si plus de la majorité des Français restent encore attachés à la tradition des cadeaux sous le sapin le matin du 25 décembre, « attendre les bonnes affaires de janvier ou même les soldes n'est plus tabou [pour un nombre grandissant de personnes] », rélèvent les auteurs de l'étude.
« SIGNE D'UNE ÉVOLUTION SOCIALE »
Cette nouvelle pratique s'explique en premier lieu par une « logique économique avec une partie des ménages, obligés pour cause de crise d'adopter des comportements plus pragmatiques, quitte à sacrifier quelque peu la dimension rituelle de Noël », analyse Rodolphe Bonnasse, président-directeur général de CA Com.
Mais c'est aussi le « signe d'une évolution sociale » et des habitudes de consommation, notamment chez les plus jeunes, « pour qui la dimension sacralisée de Noël semble un peu moins forte » que chez les plus anciens. La majorité des consommateurs sont aujourd'hui « pleinement conscients des logiques et des stratégies commerciales [des enseignes et des marques] », souligne ce spécialiste de la distribution.
Ces achats décalés interviennent majoritairement pendant la période des soldes (56 %), mais aussi dès le lendemain de Noël. Parmi les cadeaux les plus achetés en janvier, on trouve le chocolat et les vêtements (45 %), comme les jeux et jouets pour enfants (33 %), les produits culturels (29 %) et les produits high-tech (27 %).