• Bourdouleix dans le collimateur de la justice

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    - Publié le <time datetime="2013-07-23T21:39" itemprop="datePublished" pubdate=""> 23/07/2013 à 21:39</time>

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    Le député-maire de Cholet Gilles Bourdouleix est visé par une enquête préliminaire pour "apologie de crime contre l'humanité", au lendemain des déclarations de l'élu sur Hitler et les gens du voyage publiées lundi dans le Courrier de l'Ouest.

    Quant à l'UDI, parti auquel était affilié l'élu, il n'excluera pas Gilles Bourdouleix mercredi comme cela était envisagé, pour des raisons de procédure, a annoncé mardi soir l'entourage de Jean-Louis Borloo.

    Dans l'attente, Jean-Louis Borloo proposera à l'instance dirigeante de son parti de confirmer la suspension de l'élu du parti centriste.

    Selon des propos rapportés par le Courrier de l'Ouest, M. Bourdouleix a déclaré, après l'installation illégale sur sa commune dimanche de quelque 150 caravanes de tziganes, qu'"Hitler n'en a(vait) peut-être pas tué assez". Les caravanes sont parties lundi.

    "J'ai estimé que cela justifiait une ouverture d'enquête", a déclaré mardi le procureur de la République à Angers Yves Gambert. L'enquête, ouverte dès lundi, a été confiée au SRPJ pour que l'enregistrement effectué par le journaliste du Courrier de l'Ouest soit analysé par le laboratoire de la police technique.

    M. Gambert a également indiqué qu'il pourrait entendre M. Bourdouleix, s'il estime son audition "nécessaire".

    Mardi après-midi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé que ces propos n'étaient "pas dignes d'un élu de la République" et étaient "sanctionnables par la loi". "C'est un comportement inadmissible et ce n'est pas le premier de ce monsieur", a-t-il dit.

    Dans la matinée, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a jugé les propos de l'élu "inadmissibles". "Il doit être sanctionné très lourdement par la justice", a-t-il dit à iTélé.

    La peine prévue pour "apologie de crime contre l'humanité" est de cinq ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

    Du côté de l'Assemblée nationale, l'élu ne peut être sanctionné car ses paroles n'ont pas été tenues dans le cadre de sa fonction parlementaire.

    Interrogé par l'AFP, Gilles Bourdouleix a assuré que s'il était exclu de l'UDI, sa formation politique - le CNIP - la quitterait en "emportant beaucoup d'adhérents". "Je ne pensais pas que l'UDI fonctionnait comme un parti stalinien", a-t-il déclaré.

    Réactions unanimes

    La polémique est intervenue après une série de confrontations cet été entre différents élus locaux et des gens du voyage. Le maire UMP de Nice Christian Estrosi avait promis début juillet de "mater" les tziganes.

    En diffusant lundi un enregistrement sur son site internet, le Courrier de l'Ouest a confirmé que M. Bourdouleix avait tenu les propos rapportés par le quotidien. Mais M. Bourdouleix a réfuté la version du quotidien. "Mes propos ne sont pas en réalité tels qu'ils ont été présentés", a-t-il répété, évoquant une coupe dans l'enregistrement du quotidien. "Ces mots sont sortis de leur contexte et j'espère que la justice le constatera le moment venu, je suis confiant là-dessus", a-t-il affirmé à l'AFP.

    Le maire a assuré qu'il n'avait fait que répéter une phrase qu'on venait de lui dire et qui évoquait Hitler.

    Le rédacteur en chef du Courrier de l'Ouest Bruno Geoffroy a annoncé mardi à l'AFP que son journal portait plainte pour "diffamation" et "dénonciation calomnieuse" contre l'élu. Le journal a déploré que M. Bourdouleix persistât mardi à qualifier le journaliste qui a recueilli l'enregistrement de "petit merdeux".

    La classe politique a réagi unanimement ces dernières heures aux propos de M. Bourdouleix, qui a par ailleurs retiré les délégations d'une de ses adjointes UMP à Cholet qui s'était désolidarisée de ses propos.

    Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a jugé mardi "indéfendables" les propos de M. Bourdouleix.

    Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'Homme (LDH), l'Association nationale des gens du voyage catholiques (ANGVC), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) ou encore l'association France Liberté Voyage, ont, ou vont, déposer plainte contre M. Bourdouleix.

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