• L'État réaffirme son credo nucléaire

    L'État réaffirme son credo nucléaire

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    Par Frédéric De Monicault, Fabrice Nodé-Langlois Mis à jour <time class="updated" datetime="12-02-2012T21:02:00+02:00;">le 12/02/2012 à 21:02</time> | publié <time datetime="12-02-2012T20:57:00+02:00;" pubdate="">le 12/02/2012 à 20:57</time> Réagir
    La centrale du Tricastin dans la Drôme.
    La centrale du Tricastin dans la Drôme. Crédits photo : (c) PHILIPPE DESMAZES / AFP

    L'État mise sur une prolongation de la durée d'exploitation du parc de centrales atomiques.

    «Le président de la République a demandé à tous les opérateurs de se mettre en situation de pouvoir prolonger la durée de vie de nos réacteurs et de nos centrales nucléaires au-delà de 40 ans», a déclaré dimanche Éric Besson au micro d'Europe 1. Pour le ministre de l'Industrie, la politique énergétique de la France doit bien être de continuer à miser sur le nucléaire. Et la prolongation de l'exploitation du parc existant est dans ce cadre l'option la plus efficace. Une conclusion à ses yeux étayée par le rapport «Énergie 2050», qu'il avait commandé à une commission d'experts dirigée par le professeur d'université Jacques Percebois et Claude Mandil, ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). En écho aux conclusions du rapport de la Cour des comptes publié le 31 janvier sur les coûts de la filière nucléaire, ce document, qui sera présenté ce lundi, souligne comme déterminante dans l'équation économique du bouquet électrique français, la durée de fonctionnement des réacteurs nucléaires. Se priver de dix ou vingt ans de production supplémentaire représenterait «une perte de valeur» de 100 milliards d'euros. La prolongation des réacteurs dépend cependant in fine de l'Autorité de sûreté nucléaire, qui accorde son feu vert, pour dix années supplémentaires, réacteur par réacteur.

    Orientations flexibles

    Les rapporteurs, parmi lesquels un membre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), recommandent aussi clairement de «ne pas fixer aujourd'hui d'objectif de part du nucléaire à quelque horizon que ce soit». Autrement dit, le contre-pied de l'engagement no 41 du candidat François Hollande. Une réduction à 20% de la part du nucléaire à l'horizon 2030, selon les auteurs, se traduirait par une hausse du prix de l'électricité de 20% à 30% par rapport à un maintien de la part du nucléaire. «Cela ne veut pas dire que nous défendions l'atome à tout prix. L'échéance de 2050 est encore loin et les grandes orientations énergétiques doivent avant tout pouvoir rester flexibles, expose l'un des participants aux travaux. D'ici cette date, beaucoup de progrès auront été faits dans les énergies renouvelables, le stockage de l'électricité ou encore la capture de CO2. Des éléments qui sont encore aujourd'hui des défis technologiques vont devenir au cours des prochaines décennies des réalités industrielles.»

    En termes industriels, l'État compte sur les grands acteurs de la filière pour compléter l'offre française de réacteurs, notamment à l'export. Outre l'EPR, le réacteur de troisième génération qui affiche une puissance de 1600 MW, et les réacteurs en développement de 100 MW, le Conseil de politique nucléaire réuni mercredi dernier à l'Élysée, a lancé «une étude de faisabilité sur la possibilité de lancer des réacteurs de faible puissance, c'est-à-dire autour de 300, 400 mégawatts», a indiqué Éric Besson.

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