• L'ONU dresse un tableau alarmant sur la situation au Burundi

    L'ONU dresse un tableau alarmant

    sur la situation au Burundi

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    <figure> <figure class="ratio-16x9-height cell-news"> </figure> <figcaption>Un soldat patrouille dans un cimetière à Bujumbura, lors de l'enterrement de Welly Nzitonda, le fils du défenseur des droits de l'homme Pierre-Claver Mbonimpa, le 10 novembre 2015.
    © AFP PHOTO / LANDRY NSHIMIYE</figcaption> </figure>

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    Par RFI Publié le 16-12-2015 Modifié le 16-12-2015 à 07:56

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    Le Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU s'est dit très alarmé de la dégradation de la sécurité et des violences qui ont fait près de 90 morts vendredi 11 décembre, jugeant que le Burundi avait fait un pas de plus vers la guerre civile. A New York, deux agences chargées de l'aide humanitaire, Ocha et l'Unicef, ont tiré la sonnette d'alarme. Les manques de fonds pourraient contribuer à accroître les actes de violence.

    Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

    C'est un tableau dramatique qu'ont dépeint les deux responsables onusiens de retour d'un voyage au Burundi. 700 000 personnes manquent de nourriture, soit 36 % des de la population. 80 % des Burundais vit sous le seuil de pauvreté. Mais surtout, un peu plus de 29 millions d'euros manquent toujours aux caisses des agences humanitaires sur le terrain.

    « S'il n'y a aucune aide au développement ou aide humanitaire remise dans le budget d'aides, les ressources actuelles sont insuffisantes pour couvrir le coût de services très très basiques pour la population », prévient l'une des deux responsables.

    Conséquences : les services de santé ont rencontré leurs premières ruptures de stocks de médicaments et les prises en charge gratuites des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes se sont arrêtées.

    Le rôle des Nations unies en cause

    A New York, l'ONU est de plus en plus pointée du doigt pour son incapacité à résoudre la crise burundaise. Un constat que le directeur des opérations humanitaires, John Ging, refuse de faire.

    « Sur ce que font les Nations unies sur le front politique, nous ne nous sommes pas aventurés sur cette question-là, explique-t-il. Tout ce qui nous préoccupait, c'était de nous assurer que nous, les agences humanitaires des Nations unies, avec nos ONG partenaires, faisions ce que nous devions faire. »

    Mais les voix s'élèvent pour faire plus et notamment engager une opération de maintien de la paix sur laquelle le Conseil de sécurité a été jusqu'à présent incapable de s'entendre.

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