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    Le suicide d'un cadre de Gefco reconnu comme "accident du travail"

    Créé le 30-08-2012 à 13h35 - Mis à jour à 14h50

    Le suicide d'un cadre de l'entreprise de transport logistique Gefco, filiale de PSA, qui s'était pendu le 5 mars dans un local de la société à Bordeaux, a été reconnu comme accident de travail par la CPAM de Gironde, a-t-on appris jeudi auprès de cet organisme.
(c) Afp

    Le suicide d'un cadre de l'entreprise de transport logistique Gefco, filiale de PSA, qui s'était pendu le 5 mars dans un local de la société à Bordeaux, a été reconnu comme accident de travail par la CPAM de Gironde, a-t-on appris jeudi auprès de cet organisme. (c) Afp

    Le suicide d'un cadre de l'entreprise de transport logistique Gefco, filiale de PSA, qui s'était pendu le 5 mars dans un local de la société à Bordeaux, a été reconnu comme accident de travail par la CPAM de Gironde, a-t-on appris jeudi auprès de cet organisme.

    "La CPAM a reconnu ce suicide comme accident du travail dans une décision datant du 16 juillet, a-t-on précisé de même source, confirmant un communiqué du syndicat Force ouvrière.

    "La CPAM de Bordeaux a notifié à sa veuve la prise en charge du suicide de son défunt mari et donc la reconnaissance de l'accident du travail", indique le syndicat: "Nous savons que cela ne rendra pas le mari et le père qui est parti, mais cela ouvrira uniquement les prestations dues aux ayants droit".

    Hervé Marsollier, 46 ans, chef de l'agence Gefco de Bordeaux, père de deux enfants, avait laissé un courrier détaillant les causes de son "geste désespéré", que l'AFP avait pu consulter.

    Il y évoquait des "objectifs intenables avec la perte de clients importants", "l'animosité et les réflexions acerbes" de l'un de ses responsables hiérarchiques et "l'insuffisance des moyens commerciaux" pour maintenir le chiffre d'affaires.

    Les "pressions" et "l'angoisse" l'avaient conduit à consulter un médecin, mais en dépit des médicaments prescrits son anxiété n'avait pas faibli, racontait-il dans cette lettre adressée aux représentants de FO.

    "Je me sens acculé et abandonné par Gefco, les premiers éléments de résultat de février sont mauvais et c'est pour ces raisons que j'ai décidé aujourd'hui de mettre fin à mes jours", a-t-il encore écrit.

    Selon FO, Hervé Marsollier avait demandé sa mutation "pour un poste inférieur", une demande inhabituelle "qui n'a pourtant fait tilter personne".

    Le cadre s'inquiètait aussi de projets de la direction visant à supprimer l'activité de messagerie de cette société de 9.400 salariés, filiale à 100% de PSA, qui transporte aussi des automobiles.

    La direction de Gefco, interrogée jeudi par l'AFP, n'a souhaité faire "aucun commentaire pour l'instant".

    Force ouvrière Gefco espère qu'elle "ne fera pas appel de la décision (...) pour qu'enfin Madame Marsollier, les deux enfants ainsi que la famille puissent réellement commencer leur deuil".


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