• Les multiples vies de Jacques Toubon

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    Les multiples vies de Jacques Toubon

    Le Monde.fr | <time datetime="2014-06-12T17:59:28+02:00" itemprop="datePublished">12.06.2014 à 17h59</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-06-12T18:51:36+02:00" itemprop="dateModified">12.06.2014 à 18h51</time>

     
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    <figure>L'imitateur et humoriste Thierry Le Luron est venu soutenir le maire RPR du 13ème arrondissement de Paris Jacques Toubon, en campagne électorale lors du second tour des élections municipales, le 09 mars 1983, à Paris.</figure>

     

    Si la proposition de François Hollande est validée par l'Assemblée nationale et le Sénat, Jacques Toubon devrait prochainement succéder à Dominique Baudis au poste de Défenseur des droits. Ce poste marquerait un retour sur le devant de la scène pour ce fidèle de Jacques Chirac, dont la carrière politique est en sommeil depuis la fin de son mandat européen en 2009.

    • 1981-1995 : député RPR de Paris

     

    <figure>Jacques Chirac, le maire de Paris et Président du RPR et Jacques Toubon, député RPR, , assistent à l'Assemblée Nationale à l'hommage à Pierre Mendes-France, le 20 octobre 1982. </figure>

     

    Elu député de Paris en 1981, en pleine vague rose, Jacques Toubon sera ensuite réélu sans discontinuer jusqu'en 1995.

    En 1981, il vote contre l'ensemble du projet de loi abolissant la peine de mort parce qu'il reproche au texte de ne pas « réviser l'échelle des peines à travers une réforme du code pénal ».  Il vote en revanche pour l'article 1er prescrivant que « la peine de mort est abolie ». « Par conviction intime, je suis favorable à l'abolition de la peine de mort », déclare-t-il alors. 

    Le 27 juillet 1982, il vote contre l'abrogation de l'alinéa 2 de l'article 331 du Code pénal relatif aux relations homosexuelles avec les mineurs de plus de 15 ans. Deux votes qui lui sont aujourd'hui reprochés par une partie de la gauche.

     

    Lire aussi : Levée de bouclier à gauche contre la nomination de Jacques Toubon

    En 1984, il est sanctionné d'une retenue de la moitié de son indemnité parlementaire pour avoir mis en cause avec deux autres députés UDF le passé de résistant du président de la République François Mitterrand.

    • 1984-1988 : secrétaire général du RPR

     

    <figure>Jacques Toubon , député de Paris, et Jacques Chirac, président du RPR et maire de Paris lors des journées parlementaires du RPR, le 29 avril 1984 à Port-Barcarès.</figure>

     

    Sous le parrainage de Jacques Chirac, Jacques Toubon gravit méthodiquement les échelons du RPR. Délégué national en 1977, secrétaire général adjoint en 1978, il devient secrétaire général du parti en 1984 tandis que les quadras de laformation sont appelés à participer au gouvernement de cohabitation dirigé par Jacques Chirac. 

    • 1993-1995 : ministre de la culture et de la francophonie 

     

    <figure>Jacques Toubon , ministre de la culture et de la francophonie dans le Gouvernement Édouard Balladur, s'entretient avec François Fillon, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, dans la cour de l'Elysée, à la sortie du conseil des ministres, le 21 juillet 1993.</figure>

     

    En 1993, Jacques Toubon succède à Jack Lang au ministère de la culture dans le gouvernement de cohabitation formé par Edouard Balladur. Le fidèle de Jacques Chirac se serait bien vu au ministère de la justice. L'un de ses combats, sa loi sur la défense de la langue française de juillet 1994, amendée par le Conseil constitutionnel, le fait qualifier de « Mister All good ».

    •  1995-1997  : ministre de la justice 

     

    <figure>En février 1997, Jacques Toubon est alors ministre de la justice. </figure>

     

    En 1995, alors qu'il aurait préféré succéder à Jacques Chirac à la mairie de Paris, il est nommé garde des sceaux dans le gouvernement d'Alain Juppé. 

    Interrogé à l'Assemblée nationale le 29 novembre 1995 sur le contrat d'union sociale, l'ancêtre du pacs, Jacques Toubon répond que « le gouvernement n'est pas favorable parce que l'ordre public s'y oppose ». 

    En octobre 1996, il met en œuvre des moyens démesurés pour éviter une mise en examen à Xavière Tiberi. L'épouse du maire de Paris est accusé d'avoir touché un salaire fictif de 200 000 francs pour un rapport contesté sur « les orientations du conseil général de l'Essonne en matière de coopération décentralisée ». En l'absence du procureur d'Evry, parti en vacances dans l'Himalaya, le procureur adjoint a décidé d'ouvrir une information judiciaire.

    Un hélicoptère est alors affrété au Népal. Un membre de l'ambassade de France à Katmandou est chargé de remettre au procureur un document lui demandant deconfirmer par écrit les consignes d'enquête préliminaire qu'il a laissées en partant... L'affaire, lorsqu'elle est révélée, fait grand bruit tant elle illustre la mainmise du gouvernement sur le parquet et les « affaires » qui visent certains membres proches de Jacques Chirac.

    • Avril 1998 : la tentative de « putsch » contre Jean Tiberi

     

    <figure>15 avril 1998. L'ancien ministre Bernard Pons, l'ancien garde des Sceaux Jacques Toubon et le ministre délégué au Commerce extérieur Yves Galland s'adressent aux journalistes, à l'Hôtel de ville de Paris, lors d'un point presse du groupe P.A.R.I.S. </figure>

     

    En avril 1998, Jacques Toubon et quelques « putschistes », dont Bernard Pons, tentent de renverser la majorité municipale à Paris pour faire tomber Jean Tiberi. Philippe Séguin, alors président du RPR, menace les dissidents de leur retirerl'investiture du parti. Le petit groupe ravale ses ambitions et retourne s'asseoir sur les bancs du Conseil de Paris.

    • 2001 : Philippe Séguin lui retire la tête de liste pour les élections municipales

     

    <figure>Le président du groupe RPR au Conseil de Paris, Philippe Seguin et le vice-président délégué, Jacques Toubon, donnent une conférence de presse, le 7 juin 2001 à l'Hôtel de Ville de Paris</figure>

     

    Maire du 13e arrondissement de Paris depuis 1983, Jacques Toubon est la première victime, en décembre 2000, du précepte voulu par Philippe Séguin, candidat RPR aux municipales à Paris,  selon lequel aucun candidat mis en examen ne doit être tête de liste.

    Candidat à sa propre succession, Jacques Toubon  n'accepte pas d'être « rétrogradé » en deuxième position sur la liste, après le rétablissement par la Cour de cassation, le 13 décembre, de sa mise en examen pour « complicité de prise illégale d'intérêt ».

    En février 2003, la cour d'appel de Montpellier rendra un non-lieu en sa faveur dans ce dossier.

    • 2004-2009 : député européen

     

    <figure>Jacques Toubon et Catherine Trautmann au Parlement européen le 25 septembre 2007.<figcaption data-caption="Jacques Toubon et Catherine Trautmann au Parlement européen le 25 septembre 2007. | AFP/DOMINIQUE FAGET">Jacques Toubon et Catherine Trautmann au Parlement européen le 25 septembre 2007. | AFP/DOMINIQUE FAGET</figcaption></figure>

     

    Elu député européen en 2004, Jacques Toubon n'est pas sélectionné pour figurersur les listes de la majorité présidentielle aux élections européennes du 7 juin 2009. Amer, il déclare : « l'UMP m'a oublié ». Il critique des choix faits en fonction de « nécessités électorales » et non en fonction « des compétences » des candidats.

    L'Elysée lui confie alors la mission de « préparer et d'assurer la mise en œuvre d'une initiative : 2010, Année de l'Afrique ». Il est ensuite membre de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).

    Depuis quelques mois, Jacques Toubon siégeait à la Haute Autorité chargée depréparer la primaire de 2016 à l'UMP. Il présidait aussi le conseil d'orientation du Musée de l'histoire de l'immigration, situé à Paris, qu'il avait contribué à créer.

     
    </article>
     

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