• Régionales 2015 : ni fusion ni retrait ? La décision de Nicolas Sarkozy est irresponsable

     

     

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    Régionales 2015 : ni fusion ni retrait ?

    La décision

    de Nicolas Sarkozy est irresponsable

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    <time datetime="2015-12-08T17:36:46" itemprop="datePublished">Publié le 08-12-2015 à 17h36</time><time datetime="2015-12-08T17:36:46" itemprop="datePublished"></time><time class="data-post" datetime="2015-12-08T19:12:59" itemprop="dateModified"> - Modifié à 19h12   lien </time>
     
     

    LE PLUS. Ni fusion ni retrait. Telle est la position défendue par Nicolas Sarkozy et le parti des Républicains après le premier tour des régionales. Une ligne validée lundi matin en bureau national par la plupart des leaders de droite, y compris Alain Juppé. Une position irresponsable, juge en revanche Mohamed-Toubacher-Ter, militant du parti.

    Édité par Sébastien Billard

     

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    <figure id="ultimedia_image" style="text-align: center;">Nicolas Sarkozy au siège des Républicains à Paris, le 6 décembre 2015 (VILLARD/SIPA).</figure>

     

     

     

    "Ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre. Dans notre histoire, l'extrémisme a déjà failli nous conduire à l'abîme. C'est un poison. Il divise, il pervertit, il détruit. Tout dans l'âme de la France dit non à l'extrémisme."

     

    Huit ans après, la déclaration du président Chirac a une résonance toute particulière, malheureusement. Flotte désormais dans notre magnifique pays un drapeau bleu marine. Le "carton jaune" du 21 avril 2002 se transforme, treize ans après, en "carton rouge".

     

    Aujourd'hui, le score du FN atteint un niveau très haut qui fait naître en moi plusieurs sentiments : de l'écœurement, de la colère mais surtout de la tristesse. Ce premier tour des élections régionales voit le FN réaliser des scores historiques, alors que la gauche limite les dégâts et que ma famille politique subit un échec total. C'est le pire des scénarios : un FN sur-puissant, un PS stable.

     

    Non, les sondages ne se sont pas trompés. Non, le vote FN n'était pas surévalué. Non, le vote pour la droite n'était pas sous-estimé. Nous ne sommes plus le premier parti de France, le FN est sur le point de nous faire perdre des régions. Ma famille politique est en effet devancée dans six régions par le FN et dans deux régions par le PS. Elle ne vire donc en tête que dans cinq régions.

     

    Les Républicains sont en pleine impasse idéologique

     

    Le FN qui fait jeu égal avec ma famille politique, c'est une triste réalité. Le scénario est terrible quand on sait dans quel état est pourtant le PS depuis 2012, alors que l'exécutif enchaîne depuis trois ans les couacs, sans obtenir la moindre amélioration sur le front du chômage.

     

    Ma famille politique vit une période très complexe. Ces régionales montrent à quel point le flou idéologique est total. Que ma famille politique prenne en compte ce message du 1er tour. Qui sommes-nous ? Quelle ligne suivre ? Celle de Patrick Buisson ? NKM ? Juppé ? Le Maire ?...

     

    En PACA, ma famille politique radicalisée est dominée voir martyrisée. En Languedoc, le néo-politique Dominique Reynié, copie conforme d'Emmanuel Macron, est troisième derrière Louis Aliot et Carole Delga. La radicalisation de ma famille politique profite indéniablement au FN. Nous assistons ainsi à la mort de cette fameuse ligne de la droite décomplexée. Mais quand la droite ressemble au PS, le FN devient la droite... incarnant le véritable vote utile contre le gouvernement.

     

    Réveillons-nous. La logique d'alternance aurait dû jouer en faveur de ma famille politique, cette droite modérée dont je me réclame. Or la droite de gouvernement n'a pas été perçue par les Français comme plus compétente que la gauche pour résoudre les problèmes.

     

    La droite n'est plus le meilleur rempart face au FN

     

    Ayons le courage et la dignité de dire que nous avons perdu ce premier tour des élections régionales. Et interrogeons-nous. Comment le FN, un mouvement politique contraire aux valeurs de la République, peut apparaître comme un recours alors que ma famille devrait jouer ce rôle ? Sommes-nous toujours le premier parti d'opposition de ce pays ? Sommes-nous toujours un parti de droite républicaine ?

     

    L'élection présidentielle de 2007 est désormais un lointain souvenir : aux yeux des Français, ma famille politique est en effet incapable d'apporter des réponses à la hauteur des enjeux et des dangers. Dans l'optique de 2017, ce résultat est d'une gravité exceptionnelle pour les dinosaures de ma famille politique.

     

    Face à la défaite, ma famille politique ne doit pas sacrifier l'essentiel : faire barrage au FN est une exigence. Ma famille politique doit se reconstruire, nous avons besoin d'air, d'oxygène, et vite. Ma famille a échoué à mobiliser au-delà de son camp, 

     

    Regardons les choses en face avec beaucoup de sérénités: nous ne sommes plus le meilleur rempart face au FN. La reconquête sera pénible. La ligne Buisson, cette ligne droitière qui épouse les thèses nauséabondes du FN, ne fonctionne pas, elle est néfaste, elle est anti-républicaine, elle est incapable d'endiguer la montée du FN après la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012.

     

    Oui, le Front républicain a encore un sens

     

    La ligne choisie par ma famille politique pour le second tour m'attriste profondément. Elle est irresponsable ! Nous devons plaider pour un retrait des candidats arrivés en troisième position dans les régions où le FN peut l'importer, où le FN est un danger.

     

    Le front républicain, ce n'est pas un gadget. Le front républicain, c'est une évidence, une obligation "républicaine" qui a pour objet de faire gagner nos valeurs, et faire gagner la France. La droite n'a pas le droit d'enterrer le front républicain.

     

    Ma famille politique ne doit pas permettre la victoire de Louis Aliot en région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. Se retirer est une obligation. Nous avons des valeurs communes avec Carole Delga, les valeurs républicaines. Nous n'avons rien en commun avec le compagnon de Marine Le Pen, absolument rien.

     

    Si par malheur pour les habitants de cette région, Louis Aliot remporte dimanche prochain le scrutin, ma famille politique en sera la première responsable. Le militant, le passionné de politique et l'amoureux de la France que je suis, en aura honte. Nous avons l'occasion de faire honneur à notre appellation, alors soyons Républicains. Entièrement républicains. 

     

    Pensons à Jaurès, à Blum, au général de Gaulle. Pensons à la République dimanche prochain. Pensons à la France. De grâce, ne la lâchons pas.


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