• Quand le busard des roseaux se travestit pour trouver des femelles

    - Publié le 09/11/2011 à 09:33 - Modifié le 09/11/2011 à 09:34


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    Quand le busard des roseaux se travestit pour trouver des femelles

    Chez les busards des roseaux, une espèce de rapace répandue dans toute l'Europe, certains mâles se font passer pour des femelles afin d'améliorer leurs chances de trouver une partenaire sans coup férir avec leurs rivaux plus virils, révèle une étude publiée mercredi.

    Chez les busards des roseaux, une espèce de rapace répandue dans toute l'Europe, certains mâles se font passer pour des femelles afin d'améliorer leurs chances de trouver une partenaire sans coup férir avec leurs rivaux plus virils, révèle une étude publiée mercredi.

    Une majorité des mâles de cette espèce (Circus aeroginosus) sont gris, mais environ 40% d'entre eux présentent un plumage qui imite celui des femelles, brun avec la tête et les épaules blanches.

    Pour tenter d'en savoir plus sur ces rapaces travestis, des biologistes ont mené une expérience, dans le marais de Brouage, en Charente-Maritime (ouest), auprès de 36 couples de busards.

    Afin d'étudier leurs réactions en cas d'intrusion sur leur territoire, les chercheurs ont placé près de leur nid des appeaux de trois sortes différentes: l'un peint comme un "vrai mâle", un deuxième comme une femelle et le dernier comme un mâle efféminé, qui se distingue juste des femelles par des pattes et des yeux plus clairs et plus jaunes.

    Comme les biologistes s'y attendaient, les mâles se comportaient globalement avec les mâles travestis comme avec les vraies femelles, les attaquant beaucoup moins souvent que les autres mâles au plumage viril.

    Ce qui les a surpris en revanche, c'est que les mâles déguisés en femelle finissent par se prendre au jeu et attaquent davantage les vraies femelles que les mâles!

    "Les mâles efféminés ne se contentent pas d'imiter les femelles, ils ont aussi tendance à se comporter comme elles lorsqu'il s'agit de défendre leurs ressources reproductives", souligne l'étude dirigée par Audrey Sternalski, chercheuse au CNRS et à l'Instituto de Investigacion en Recursos Cinegeticos de Ciudad Real (Espagne).

    La ruse employée par les busards travestis leur permettrait paradoxalement de profiter d'un avantage pour la reproduction, en évitant des confrontations avec leurs rivaux tout en gardant un accès aux femelles.

    Les vrais mâles en tireraient eux aussi un bénéfice, leurs voisins camouflés en femelles s'avérant bien moins agressifs à leur égard et nécessitant donc moins d'efforts pour la défense de leur territoire.

    Les deux types de mâles instaureraient ainsi une sorte de "zone de non-agression" qui leur profiterait à tous les deux, analyse l'étude, publiée dans la revue Biology Letters de la Royal Society britannique.

    Ce phénomène de travestissement des mâles à l'âge adulte n'est connu que chez une seule autre espèce d'oiseau, le Combattant varié (Philomachus pugnax), qui utilise lui aussi cette stratégie pour se faciliter l'accès à des partenaires femelles.

    Pour mieux connaître et comprendre à l'origine de ce "polymorphisme", il est nécessaire de mener d'autres études afin d'évaluer le rôle de la génétique, de l'environnement et du comportement dans ce phénomène très rare chez les vertébrés, insiste l'étude.


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  • Les responsables chinois sensibilisés au réchauffement climatique selon NKM

    PEKIN — Les responsables chinois sont fortement sensibilisés aux questions du développement durable et du réchauffement climatique, a estimé lundi la ministre française de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, après quatre jours de voyage en Chine.

    "Je suis très frappée de voir la conscience forte et croissante aujourd'hui des responsables chinois face aux enjeux liés au réchauffement climatique", a dit la ministre.

    Mme Kosciusko-Morizet a rencontré le vice-ministre chinois de la Protection de l'environnement, Li Ganjie, le vice-ministre des Finances Li Yong, le maire de Pékin Guo Jinlong et doit s'entretenir mardi avec des responsables du ministère chinois des Affaires étrangères.

    "Je ne dis pas que les problèmes sont résolus: ils sont là, ils sont sous nos yeux", a ajouté la ministre, qui a relevé que le 12ème plan quinquennal chinois (2011-2015) "prévoit une amélioration de 17% de l'efficacité carbone de l'économie chinoise" et une diminution de 30% de la quantité d'eau utilisée par l'industrie, à production égale.

    "Il reste des points clivants: ces objectifs chinois sont d'intensité carbonique, donc rapportés à la croissance, ce ne sont pas des objectifs nets", a toutefois tempéré Mme Kosciusko-Morizet.

    Elle a souhaité que dans les négociations multilatérales sur le changement climatique, les Etats s'engagent à réduire leurs émissions de carbone plutôt que leur intensité carbone, c'est à dire la quantité de CO2 émise par unité de Produit intérieur brut.

    "Ce sont deux points de vue qu'il faut chercher à réconcilier et je ne peux pas dire que j'ai trouvé ici la clé qui doit nous permettre d'avoir un accord à Durban" pour la conférence de l'ONU sur le climat prévue du 28 novembre au 9 décembre, a dit la ministre française.

    "Mais il me semble que j'ai trouvé une oreille attentive et en tout cas un regard sur la croissance de l'économie et sa non durabilité cohérent avec le nôtre", a-t-elle ajouté, estimant que la Chine est "plus réceptive que d'autres pays du groupe des émergents, comme par exemple l'Inde".

    La Chine, deuxième économie mondiale, est le premier émetteur de CO2 de la planète. Son énergie est tirée à environ 70% du charbon.

    Mme Kosciusko-Morizet s'est rendue samedi à Wuhan (centre) où a été posée la première pierre d'une usine de traitement des déchets du groupe Suez-Environnement pour le parc industriel chimique de la ville.

    La ministre a souhaité "faire de Wuhan une vitrine du savoir-faire français" en matière de technologies vertes.

    La compagnie Air France a annoncé de son côté lundi qu'elle allait desservir cette métropole de 9 millions d'habitants à compter du mois d'avril à raison de trois vols par semaine.

    Le ministre français des Transports Thierry Mariani, qui a effectué le voyage en Chine avec la ministre de l'Ecologie, s'est pour sa part rendu sur les sites de production du groupe automobile PSA Peugeot-Citroöen à Wuhan, avant de visiter lundi à Tianjin (nord) la chaîne d'assemblage d'Airbus qui a livré 63 appareils de la famille des A320 depuis son ouverture en mai 2009.

    Vendredi à Shanghai, Mme Kosciusko-Morizet avait inauguré un centre de recherche sur la chimie durable ouvert conjointement par Rhodia, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l'Ecole normale supérieure de Lyon et l'Université normale de l'Est de la Chine.


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  • La Réunion

    Incendie à La Réunion : Le feu ne progresse plus

    Catastrophe lundi 31 octobre 2011

    Mardi, un incendie s’est déclaré au Parc national de La Réunion, à Saint-Leu. Depuis, le feu ne cessait de progresser. Selon le préfet, cette progression s’est stoppée ce lundi soir.

    La surface globale couverte par l’incendie qui ravage depuis six jours le Parc national de l’île de la Réunion, soit 2 700 hectares, « n’a pas crû depuis 48 heures ». C’est ce qu’a déclaré ce lundi soir le préfet Michel Lalande à une télévision locale.

    « La situation s’est améliorée. L’enveloppe (surface globale) du feu n’a pas crû depuis 48 heures. J’espère pouvoir dire à terme assez rapproché que le feu est circonscrit, et beaucoup plus tard que le feu est éteint », a déclaré le préfet, invité sur la chaîne privée locale Antenne Réunion.

    La surface parcourue par le feu est, depuis samedi, de 2 700 hectares, selon la préfecture de La Réunion. « On continue à avoir une fragilité sur le front ouest où seront engagés les renforts qui arrivent mardi », a toutefois ajouté le préfet. Une cinquantaine de personnes avaient été évacuées préventivement dimanche soir dans cette zone.

    « Nous restons vigilants »

    « Nous n’avons plus de fronts importants », a déclaré de son côté le colonel des pompiers Paul Boucheron. « Les prévisions météo sont optimistes pour cette nuit mais nous restons vigilants. Toute la nuit des équipes vont être déployées sur le terrain pour une surveillance accrue de l’ensemble du secteur, avec une attention particulière pour l’ouest », a-t-il ajouté.


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  • La question nucléaire en France

    Publié le 30 octobre 2011 à 15h38           Nucléaire

    NKM : La fin du nucléaire n'est pas pour demain

    La ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a réaffirmé la volonté du gouvernement de ne pas abandonner le nucléaire.

    Nathalie Kosciusko Morizet sur le site de la decharge du LGD assiste aux premiers coups de pelle de l'évacuation de ces quelques 125.000 mètres cube de déchets
    Nathalie Kosciusko Morizet sur le site de la decharge du LGD assiste aux premiers coups de pelle de l'évacuation de ces quelques 125.000 mètres cube de déchets SIPA/DURAND FLORENCE

    L'atome a encore de beaux jours devant lui. Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, était l'invitée du Grand Rendez-vous Europe1/ iTélé / le Parisien-Aujourd'hui en France ce dimanche. Elle a rappelé que « le nucléaire fera partie du bouquet énergétique pendant des décennies au niveau mondial ». Une analyse qui vaut aussi pour la France où la place de l'énergie atomique « n'a pas à se négocier ».

     

    Alors que les écologistes et le Parti socialiste sont en pleines négociations à propos du nucléaire, NKM a lâché quelques piques à ses adversaires politiques qu'elle soupçonne d'adopter une position « électoraliste » où verts et socialistes s'« échangent des circonscriptions contre des points de parts du nucléaire dans le mix énergétique ». Autre sujet de discorde avec la gauche : le budget du nucléaire. « La France qui a un haut niveau d'exigence en matière de sécurité et de sûreté nucléaire est investie et c'est bien qu'elle le reste », a expliqué la ministre à l'adresse de la candidate EELV, Éva Joly, qui a critiqué le modèle hexagonal lors d'un voyage au Japon.

    NKM admet que le nucléaire doit être réduit

    Néanmoins, NKM admet que la part du nucléaire doit se réduire petit à petit au profit des énergies renouvelables. Une obligation qui se fait « naturellement », selon la ministre, « avec le Grenelle de l'environnement » qui doit permettre aux énergies alternatives de représenter 23 % du mix énergétique d'ici 2020. Un démonstration, selon NKM, qui montre que le gouvernement souhaite « réduire la part du nucléaire ». « Les énergies renouvelables peuvent créer de l'emploi et de la compétitivité pourvu qu'on fasse de bonnes politiques publiques », a ajouté la ministre.

     

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  • 07/06/2011 à 12h30

    Gaz de schiste : à l'Assemblée, le lobbying des pétroliers

    Arthur Nazaret
    Journaliste

    Pour obtenir gain de cause sur le gaz de schiste, chaque camp – pétroliers et écolos – prétend qu'il a perdu. Drôle de bataille.

    En mai, lors du premier passage de la loi sur le gaz de schiste devant l'Assemblée, les députés interdisent la fracturation hydraulique. Dépit chez les grandes compagnies (Total, GDF-Suez, Halliburton...) qui tournent déjà leurs yeux vers la Pologne. De quoi faire la joie des écolos ? « Enfumage » tonne José Bové, qui souhaitait l'abrogation pure et simple des permis d'exploration :

    « La loi vient redonner du temps aux industriels. C'est typiquement un texte fait pour eux. »

    Bové, « un professionnel de l'Agitprop »

    Après une longue période d'ignorance, le gaz de schiste est devenu un sujet politique. Le débat s'est invité à l'Assemblée nationale, où tous les protagonistes essaient de faire valoir leurs arguments. D'abord aux deux rapporteurs de la loi, l'UMP Michel Havard et le socialiste Jean-Paul Chanteguet. Puis à l'UMP François-Michel Gonnot et au socialiste Philippe Martin. Les deux hommes, qui ont auditionné une centaine de personnes, doivent remettre un rapport sur le gaz de schiste ce mercredi.

    Travaillant dans l'urgence, Havard et Chanteguet, les deux co-rapporteurs du texte de loi, ont disposé d'un petit mois pour recevoir les principaux acteurs et rédiger leur texte. Ont été entendus des industriels, notamment Total, GDF-Suez, Halliburton, Hess Oil, Toreador (dont Julien Balkany, frère de Patrick Balkany, est administrateur), mais aussi quelques experts gouvernementaux, un professeur de droit et l'inévitable José Bové.

    Depuis fin décembre 2010, le pourfendeur des OGM a fait du gaz de schiste sa nouvelle croisade. Pour le plus grand malheur des industriels, jusqu'ici bien tranquilles avec leurs permis accordés dans la plus grande discrétion.

    Bové ? « Un professionnel de l'Agitprop », enrage Gérard Medaisko, octogénaire hyperactif de l'Amicale des foreurs et des métiers du pétrole, qui a en vain fait des pieds et des mains pour être reçu par la mission.

    « Il agite des peurs et a réussi à mobiliser beaucoup d'élus et de militants locaux », poursuit Jean-Louis Schilansky, président de l'Ufip, le syndicat des pétroliers.

    Insuffisant, malgré de beaux dossiers Powerpoint

    Si le risque de pollution des nappes phréatiques et de gaspillage d'eau alarme José Bové, qui demande l'abrogation pure et simple des permis, ce n'est pas la préoccupation première d'Halliburton. Ainsi, le 19 avril, une petite équipe de l'entreprise de Houston est venue plaider la cause de la fracturation hydraulique devant Havard et Chanteguet. « Une technologie sûre et bien maîtrisée », promet le dossier de dix-sept pages apporté aux deux députés.

    Pour GDF-Suez, le vice-président du groupe Jean-François Cirelli se déplacera en personne. La France aurait « un potentiel d'un siècle de consommation nationale dans [son] sous-sol », indique le document.

    Indépendance énergétique et baisse des prix, voilà les avantages les plus souvent avancés par les compagnies. Philippe Martin, qui a lui aussi reçu ces industriels dans le cadre de sa mission, rapporte :

    « Cirelli [GDF-Suez] trouvait aberrant que son pays se prive de cette ressource. Et Total est venu nous dire que les gaz non-conventionnels représentaient un des quatre grands axes de développement du groupe. »

    « Nous avons passé des coups de fil aux ONG »

    Comme ces arguments n'ont pas eu l'air de convaincre les députés (UMP et PS semblant pour une fois faire cause commune), les industriels en sont venus, pour contrer le risque d'abrogation, au droit : l'article de loi parlant d'annulation des permis serait trop faible juridiquement et ouvrirait la voie à d'importantes indemnisations. Leurs avocats chiffrent cela en millions, voire en centaine de millions d'euros. Chanteguet ajoute :

    « Pour l'aspect juridique, nous avons passé des coups de fil aux ONG pour qu'elles nous aident à rédiger. Mais nous n'avons pas eu de retour. Tout le monde était en difficulté. »

    De fait, les grandes ONG n'ont pas été en pointe sur le sujet.

    Résultat : l'abrogation saute, les permis restent, mais la fracturation hydraulique est interdite. Petit hic du côté des compagnies : cette technique est la seule connue dans l'exploitation du gaz de schiste.

    Un amendement leur était bien plus favorable : celui de Claude Gatignol. Cet élu UMP de la Manche, qui se félicite d'avoir « gagné l'EPR de haute lutte » à Flamanville, souhaitait une simple suspension des permis qui ne ferme pas la porte à l'exploitation.

    L'Ufip et M. Gatignol

    Un amendement (finalement retoqué) qui n'était pas pour déplaire à l'Ufip, le syndicat des pétroliers, comme l'explique son président Jean-Louis Schilansky :

    « Cela nous convenait. On cherchait surtout à éviter l'abrogation même si à l'origine, on n'attendait pas de loi du tout. Aujourd'hui, nous voulons garder la possibilité d'avoir des projets pilotes, des expérimentations encadrées [ce que les amendements du Sénat sont en voie de permettre, ndlr] pour évaluer le potentiel. »

    « Gatignol s'est fait le porte-parole de quelques intérêts », relève François-Michel Gonnot. Un député UMP explicite :

    « L'Ufip a été très lente au démarrage. Ensuite, ils ont porté un certain nombre d'amendements, notamment via Gatignol. »

    Ce dernier dément :

    « Les pétroliers, je ne les connaissais pas du tout. Ils m'ont demandé rendez-vous, j'ai écouté. Vous m'auriez cité le nucléaire que je côtoie depuis trente ans... »

    Que dit-on du côté de l'Ufip ? « Claude Gatignol est président du comité énergie de l'Assemblée et on travaille avec tous les députés de ce comité, pas spécialement avec lui », précise Schilansky.

    Le temps des avocats

    Le mercredi 1er juin, la loi votée à l'Assemblée se retrouve devant le Sénat. Même dans sa mouture actuelle, elle présente toujours quelques fragilités juridiques. Le député Gonnot, avocat de formation :

    « N'importe quelle QPC [question prioritaire de constitutionnalité] la fait tomber. Une loi doit être de portée générale. Là, on interdit la fracturation hydraulique pour le gaz de schiste et l'huile de schiste, mais pas pour la géothermie. »

    Une faille dans laquelle pourraient s'engouffrer les avocats des compagnies américaines, les plus en pointe dans le combat juridique.

    « Les grands groupes français, très dépendants des décisions de l'Etat sont, eux, moins vindicatifs », résume joliment le socialiste Philippe Martin. « Nous n'imaginons pas nous retourner contre l'Etat », confirme-t-on chez Total.

    Abandonner le gaz de schiste ? « Un truc de hippies »

    Si la loi entre en vigueur telle quelle, les titulaires de permis auront deux mois pour remettre « un rapport précisant les techniques employées ou envisagées ». De quoi mécontenter Bové : « Ce sont ceux qui ont déjà donné leur accord pour les permis qui vont à nouveau devoir donner les avis. »

    Qui sont-ils ? Des ingénieurs-fonctionnaires, souvent issus du corps des Mines, dans des instances comme la Direction générale de l'énergie et du climat, le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies, ou le BEPH. Les ingénieurs du corps des Mines, estime Bové, forment une élite, « un Etat dans l'Etat », avec des « intérêts croisés », les passages entre la fonction publique et les entreprises du secteur pétrolier n'étant pas rares.

    Les membres du corps des Mines, constate le député Martin, « sont intimement persuadés que l'indépendance énergétique de la France passe par le nucléaire et les énergies fossiles ». Il poursuit :

    « Quand ils trouvent une truffe, comme le gaz de schiste, ils veulent aller la chercher. Notre réflexion qui pourrait aboutir à laisser de côté un potentiel énergétique, c'est pour eux un truc de hippies. »

    Dans son costume foncé, un café noisette à la main, le préfet de formation Philippe Martin n'a pas tout à fait l'air d'un baba cool. Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses.


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