• 04 juillet 2015

    Pour Jacques Delors, la Grèce va rester

    un problème européen

     

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    La Grèce demeurera un problème européen quel que soit le résultat du référendum de dimanche et ce problème n'est pas seulement économique et financier mais aussi géopolitique, estiment Jacques Delors, Pascal Lamy et Antonio Vitorino dans une tribune publiée ce week-end dans la presse européenne et en particulierdans le quotidien Le Monde.

     Les Grecs sont invités à se prononcer dimanche sur le plan de sauvetage "argent frais contre réformes" proposé par les créanciers internationaux d'Athènes, et leur Premier ministre, Alexis Tsipras, a appelé à voter "non".  Les derniers sondages donnent le "oui" et le "non" au coude à coude. L'avenir de la Grèce dans la zone euro est en grande partie suspendu au résultat.


    Mais pour les trois dirigeants de l'Institut Jacques Delors- Notre Europe, ne considérer la crise grecque que sous l'angle des conséquences économiques et financières d'une sortie de la Grèce de l'union monétaire serait une erreur.

     "Il s'agit d'appréhender l'évolution de la Grèce dans une perspective géopolitique, comme un problème européen et qui le demeurera", écrivent l'ancien président de la Commission européenne, l'ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce et l'ancien commissaire européen à la Justice dans cette tribune, publiée en France par le quotidien Le Monde.

     Pour eux, il conviendrait de ne pas considérer la Grèce avec les seules lunettes du Fonds monétaire international mais aussi avec celles de l'Organisation des nations unies.  "C'est-à-dire comme un pays appartenant à des Balkans dont l'instabilité n'a guère besoin d'être encouragée en ces temps de guerre en Ukraine et en Syrie et de défi terroriste, sans oublier la crise migratoire."

     Sur le plan économique et financier, ils rappellent que la crise actuelle de liquidité de la Grèce est la conséquence d'une crise de solvabilité, elle-même symptôme des faiblesses d'un Etat et d'une économie à reconstruire de fond en comble.  "Il appartient à l'Union européenne de prendre toute sa part dans cette reconstruction" et de proposer à la Grèce un plan en trois volets, concluent-ils : une aide financière "raisonnable" pour restaurer la solvabilité de la Grèce, une mobilisation des fonds de l'UE pour ranimer son économie, un examen "sans tarder" de la dette grecque et des autres pays dits "sous programme".


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  • Yanis Varoufakis accuse les créanciers

    de la Grèce de «terrorisme»

    • Home ECONOMIE Conjoncture
      • Par
      • Mis à jour <time datetime="2015-07-04T11:52:24+02:00" itemprop="dateModified">le 04/07/2015 à 11:52</time>
      • Publié <time datetime="2015-07-04T11:23:37+02:00" itemprop="datePublished"> le 04/07/2015 à 11:23</time>
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    <figure class="fig-photo"> Yanis Varoufakis reproche au FMI, la BCE et l'UE de vouloir «humilier les Grecs». <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    Le ministre grec des Finances reproche, dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo, aux créanciers d'avoir forcé la Grèce à fermer les banques, qui rouvriront mardi, «quelque soit le résultat du référendum».


     

    «Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme», accuse Yanis Varoufakis dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo, samedi 4 juillet. Le ministre grec des Finances reproche également aux créanciers de la Grèce de vouloir «humilier les Grecs», qui se prononceront lors du référendum de dimanche sur leurs dernières propositions de réformes.

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    «Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques ? Pour insuffler la peur aux gens.»

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    «Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme», développe le ministre en parlant de la politique menée par les créanciers d'Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne. Il a d'ailleurs affirmé que, quelque soit le résultat du référendum, les banques grecques rouvriront mardi.

    Faute d'être parvenu à un accord avec les créanciers sur une prolongation d'un programme d'aide financière au-delà du 30 juin, le gouvernement de gauche radicale grec a annoncé la fermeture des banques et le contrôle des capitaux jusqu'au 6 juillet.

    Quel que soit le résultat du référendum de dimanche - le Premier ministre Alexis Tsipras appelle à voter non, le

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    «il y aura un accord avec les créanciers, j'en suis complètement et absolument convaincu.»

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    président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, oui - les banques du pays rouvriront et «il y aura un accord avec les créanciers, j'en suis complètement et absolument convaincu. L'Europe a besoin d'un accord, la Grèce a besoin d'un accord, de sorte que nous arriverons à un accord», assure Yanis Varoufakis. Si le oui l'emporte, le ministre affirme qu'Alexis Tsipras se rendra à Bruxelles et trouvera un accord. Même si cette réponse du peuple grec menacera la démocratie car elle signifiera que la peur l'a emporté, dit Yanis Varoufakis dans El Mundo.

    Le ministre des Finances, qui répète qu'en cas de victoire du oui répète qu'il démissionnera, accuse aussi ses opposants de vouloir faire de «la Grèce un exemple pour les autres» à l'heure où en Espagne le parti de gauche radicale Podemos, allié du grec Syriza, monte en puissance à l'approche d'élections législatives.

    «Je crois que dans toute l'Europe il y a besoin de partis comme Syriza et Podemos, des partis à la fois critiques à l'égard du système mais en même temps pro-européens et démocrates. Ceux qui nous détestent veulent nous faire passer pour anti-européens, mais non, ce n'est pas vrai, nous ne le sommes pas.»

    Ce dimanche, Le Figaro vous permettra de suivre toute l'actualité autour du référendum en Grèce. Dès 8h30, connectez-vous sur notre site et consultez notre Live. Photos, tweets, vidéos, analyses, réactions… nos journalistes recueilleront tout ce qu'il faut savoir pour suivre et comprendre cette journée cruciale pour la Grèce et pour l'Europe.


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    Uber jette l'éponge et suspend son service controversé UberPOP en France

    <figure> Une personne utilise l'application UberPOP pour trouver un véhicule à Paris, en juin 2015 <figcaption class="articleChapeau ">

    Une personne utilise l'application UberPOP pour trouver un véhicule à Paris, en juin 2015 (AFP/THOMAS OLIVA)

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    Uber jette l'éponge: la société américaine de VTC a annoncé vendredi qu'elle suspendait en France son service controversé UberPOP, qui a valu à deux de ses dirigeants un renvoi en correctionnelle dans la foulée d'un mouvement de colère des taxis.

     


    Le Premier ministre Manuel Valls a salué ce développement, "démonstration que la fermeté du gouvernement, dans ce domaine-là comme dans bien d'autres, a payé", a-t-il assuré.
    UberPOP "Uber a décidé de suspendre immédiatement UberPOP en France, dans l'attente de la décision que le Conseil constitutionnel doit rendre au sujet du service d'ici fin septembre", a précisé l'entreprise dans un communiqué, soulignant que cette décision intervient "à la suite des actes de violence de ces deux dernières semaines".
    Une allusion aux manifestations de taxis, émaillées de violences, qui se sont déroulées la semaine dernière contre Uber, accusé de concurrence déloyale avec UberPOP dont les chauffeurs ne sont pas des professionnels du VTC (voitures de tourisme avec chauffeur) mais de simples particuliers.
    Dans la foulée, l'application similaire Djump a aussi annoncé sur son site sa décision de suspendre son service "compte tenu des sanctions et actions qui ont pu être prises à l?encontre des conducteurs sur d?autres plateformes (saisies de véhicules, gardes à vue, agressions?)".
    Le communiqué d'Uber ne mentionne pas, en revanche, que la société américaine et deux de ses dirigeants ont été renvoyés cette semaine en correctionnelle, à cause justement d'UberPOP. Le directeur général pour la France Thibaud Simphal et le directeur pour l'Europe de l'Ouest, Pierre-Dimitri Gore-Coty, comparaîtront le 30 septembre notamment pour pratique commerciale trompeuse, complicité d'exercice illégal de la profession de taxi et traitement de données informatiques illégal.
    Les services comme UberPOP sont visés par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui a renforcé les sanctions. Uber conteste ce texte encadrant l'activité des taxis et des VTC.
    La maison-mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne, afin d'obtenir l'annulation de cette loi. Elle a aussi obtenu la transmission au Conseil constitutionnel d'une question prioritaire de constitutionnalité relative à UberPOP qui était utilisé selon elle par quelque 500.000 personnes de façon régulière dans l'Hexagone. Le Conseil donnera sa décision en septembre.

    - Reconversion en VTC ? -

    "UberPOP a été une source de revenus importante pour plus de 10.000 conducteurs" selon Uber qui a évoqué la possibilité d'en reconvertir certains en chauffeurs VTC. Cela nécessite une formation de 250 heures, une licence délivrée par les autorités et une voiture répondant à des normes strictes d'âge et de taille.
    UberPOP a valu à Uber de nombreux démêlés avec la justice, les autorités et les taxis, et pas seulement en France: ces derniers mois, il a notamment été déclaré illégal en Belgique et interdit aux Pays-Bas.
    "Ça va dans le bon sens, mais une activité illégale ça ne se suspend pas, ça s'arrête", a affirmé pour sa part le secrétaire d?État aux Transports, Alain Vidalies.
    A l'issue d'une réunion place Beauvau avec les organisations de chauffeurs de taxis, le gouvernement s'est félicité de leur "dialogue constructif", affirmant qu'il resterait "très vigilant quand au respect de la loi".
    "Les ministères chargés de l?économie et des transports engageront très rapidement une concertation sur l?équilibre économique qui favorisera le développement du secteur, en réunissant l'ensemble des parties prenantes", ajoutent Bernard Cazeneuve (Intérieur), Alain Vidalies et Martine Pinville (Commerce et artisanat).
    Les chauffeurs de taxi se sont gardés de tout triomphalisme.
    "L'annonce est satisfaisante en soi, néanmoins on reste très vigilants et très méfiants. Uber est coutumier de man?uvres de ce genre et ils sont capables de créer des applications similaires sous un autre nom", a affirmé à l'AFP Séverine Bourlier, secrétaire générale de l'Union nationale des taxis.
    Le syndicaliste FO Nordine Dahmane lui a fait écho. "Nous prenons acte", mais "on ne sait pas ce qui va en ressortir après", a-t-il dit à l'AFP.
    De son côté, le directeur général des Taxis Bleus Yann Ricordel "salue le travail des pouvoirs publics et notamment des forces de l'ordre, qui a permis depuis le 25 juin de rétablir l'ordre public en faisant appliquer la loi".

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    La Grèce officiellement déclarée en défaut de paiement

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-07-03T15:14:54+02:00" itemprop="datePublished">03.07.2015 à 15h14</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-07-03T18:40:51+02:00" itemprop="dateModified">03.07.2015 à 18h40</time>

     

    A deux jours du référendum pour décider si les Grecs acceptent ou non les conditions économiques de leurs créanciers, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a officiellement déclaré la Grèce en « défaut » de paiement, après le non-remboursement de 1,5 milliard d’euros au Fonds monétaire international (FMI). Pour le président du Fonds, Klaus Regling :

    « Ce défaut est une cause de grave inquiétude. Cela rompt l’engagement pris par la Grèce d’honorer ses obligations financières et ouvre la voie à de sévères conséquences pour l’économie et le peuple grec. »

    Le Fonds, le plus gros créancier du pays avec des prêts totalisant 144,6 milliards d’euros, dit pourtant « garder toutes les options ouvertes » en fonction des évolutions en Grèce. Le Fonds « suivra en permanence la situation et évaluera régulièrement sa position ». En attendant, il se réserve le droit d’agir ultérieurement, « sans réclamer de remboursement immédiat » à Athènes. L'Union des banques grecques a indiqué que les banques avaient « des liquidités suffisantes jusqu’à leur réouverture prévue mardi ». Les banques sont fermées depuis le 28 juin et les retraits aux guichets automatiques limités à 60 euros par jour.

    Lire sur Les Décodeurs : Réformes ou sortie de l’euro : comprendre la situation de la Grèce

    Tsipras s’appuie sur le FMI

    Dans le même temps, le gouvernement grec et les « institutions » continuent de se parler par médias interposés. A l’occasion d’une allocution télévisée, le premier ministre Alexis Tsipras a souhaité « une décote de 30 % de la dette grecque et une période de grâce de vingt ans » pour assurer « la viabilité de la dette » de son pays.

    Alors qu’un rapport du FMI publié jeudi évoque la possibilité d’un effacement de la dette à hauteur de 30 % pour atteindre les objectifs fixés en 2012 lors du deuxième plan de sauvetage (124 % du PIB en 2020 contre 176 % aujourd’hui), %. Tsipras a regretté que la position du Fonds « n’ait jamais été présentée par les créanciers pendant les cinq mois de négociation ».

    Dans son rapport, le FMI évoque aussi la nécessité de trouver 50 milliards d’euros de financements supplémentaires pour la Grèce sur une période allant d’octobre 2015 à fin 2018. Selon le FMI, l’Union européenne et la Banque centrale européenne devraient apporter une contribution de 36 milliards d’euros.

    Les négociations continuent-elles ?

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    Une manifestation pour le non dans les rues d'Athènes, vendredi. </figure>

    Yanis Varoufakis, le ministre des finances grec, a répété qu’un accord avec les créanciers était à portée de main, que les discussions avec les institutions continuaient en coulisse et que « nous pourrions trouver un accord demain matin [samedi]. »

    « Si c’est non, je peux vous affirmer que durant cette semaine d’impasse nous avons eu des propositions tout à fait convenables provenant de l’Europe, en confidentialité, et un accord est plus ou moins scellé. »

    Pour le ministre, la seule divergence qui subsiste entre la Grèce et ses créanciers concerne « l’allégement de la dette ». Pour la politique budgétaire et la liste des réformes, le gouvernement grec et les institutions seraient, selon lui, « très très proches » d’un accord.

    Ce qui n’est visiblement pas l’avis de Jean-Claude Juncker. Le président de la Commission européenne a démenti dans la foulée la poursuite des discussions lors d’une conférence de presse à Luxembourg.

    « Aucune négociation n’est en cours. Si les Grecs votent non, la position grecque sera considérablement affaiblie. »

    Cette possibilité a également été écartée par le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, qui dit dans Bild que d’éventuelles négociations prendraient « un moment », même en cas de victoire du oui au référendum. Malgré la position du gouvernement d’Alexis Tsipras, qui incite les 10 millions de Grecs à voter non, le oui était légèrement en tête (à 44,8 % contre 43,4 %) dans un sondage publié le 3 juillet par le journal Ethnos. Un autre sondage, réalisé pour Bloomberg par l'Université de Macédoine, montre un pays partagé, avec 43 % pour le non, contre 42,5 % pour le oui. Les deux camps comptents manifester ce soir dans les rues d’Athènes.

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  • Face à la Grèce, le couple franco-allemand se fissure

    <figure class="fig-photo"> Le président français, François Hollande, la chancelière allemande, Angela Merkel et le premier ministre grec, Alexis Tsipras, le 26 juin à Bruxelles. <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    François Hollande et Angela Merkel ne sont plus sur la même ligne. Le président veut un accord très vite, la chancelière refuse de négocier avant le référendum.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    La Grèce met le tandem franco-allemand à l'épreuve. Soudés jusqu'à présent, François Hollande et Angela Merkel ont adopté ces dernières 24 heures des positions diamétralement opposées face à la crise. Pour le président français, rejoint par la Commission européenne, il était encore et toujours temps de négocier. «Il faut être clair, l'accord, c'est tout de suite», a martelé le chef de l'État, mercredi, en refusant de «différer» les discussions qui doivent être menées «jusqu'au bout». C'est ce qu'a tenté de faire Jean-Claude Juncker. L'agacement de François Hollande vise presque explicitement l'Allemagne.

    Hors de question de négocier quoi que ce soit avant le référendum grec, a averti la chancelière mardi. «Avant le référendum, côté allemand, nous ne pouvons pas discuter d'une nouvelle demande d'aide», a-t-elle expliqué devant les députés CDU. C'est une question de principe et de méthode. Seulement si le référendum est annulé ou si le oui l'emporte, alors, une nouvelle discussion sur de nouvelles bases pourra s'ouvrir. Dans l'après-midi, Alexis Tsipras a confirmé la tenue du référendum ce dimanche, appelant toujours les Grecs à voter «non».

    Jusqu'au bout, François Hollande a voulu convaincre directement Alexis Tsipras de renoncer au référendum, ou au moins le dissuader de faire campagne pour le «non» aux offres européennes, précise un officiel français. La France, l'Allemagne et l'Eurogroupe se seraient partagé les rôles dans la folle journée de mercredi. «Manifestement, cette tentative n'a pas marché», poursuit la source.

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    «â€ŠUn bon Européen n'est pas celui qui recherche le compromis à tout prix»

    Angela Merkel
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    À Berlin, les propos du chef de l'État français ont suscité «beaucoup d'interrogations», explique un conseiller gouvernemental. Dans l'entourage du président, on minimise la différence d'approche avec l'Allemagne: «François Hollande et Angela Merkel sont d'accord sur l'objectif. Elle n'a pas fait une croix sur la Grèce», veut-on croire. Un accord était presque conclu la semaine dernière, rappelle-t-on. L'attitude d'Alexis Tsipras a fait tout échouer.

    La France et l'Allemagne ne partagent pas la même analyse du risque d'un Grexit. François Hollande, plus compréhensif face à la thématique de la «rigueur» imposée aux Grecs, a toujours cherché à l'empêcher. Il est aussi sensible aux échos venus de sa gauche, où l'on espère depuis trois ans une réorientation de l'Europe. Pour Angela Merkel, en revanche, le respect des règles communes européennes a toujours revêtu une importance fondamentale. En refusant de transiger avec la Grèce, elle pense préserver la crédibilité de l'Europe. Sur cette position, elle a reçu le soutien des sociaux-démocrates allemands.

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    «â€ŠLa France, elle se bat, elle n'est pas là dans le veto, elle n'est pas dans la brutalité»

    François Hollande
    </aside>

    «Un bon Européen n'est pas celui qui recherche le compromis à tout prix», a expliqué mercredi Angela Merkel. «Je veux que nous sortions de la crise plus forts et que nous puissions défendre de manière convaincante nos valeurs. C'est de cela qu'il s'agit, pas de divergences sur 400 millions ou 1,5 milliard ou 2 d'euros», a-t-elle ajouté. La chancelière ne marchande plus avec Athènes, qui, à ses yeux, a trahi la confiance des Européens. La tonalité à Paris est exactement inverse: «La France, elle se bat, elle n'est pas là dans le veto, elle n'est pas dans la brutalité», a lancé François Hollande. «Comme Européen, je ne veux pas de la dislocation de la zone euro.» Angela Merkel s'est ralliée à la ligne de son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, celle de la thérapie de choc. L'Union pourra rebondir après une sortie de la Grèce de la zone euro. Cette thèse ne convainc pas à l'Élysée où l'on juge le risque politique trop élevé: «C'est un pari considérable». «Les Allemands vivent dans une bulle», ajoute-t-on. Pour Angela Merkel, au contraire, «l'avenir de l'Europe n'est pas en jeu». Elle a affirmé attendre «calmement» le vote de dimanche. Personne ne sait toutefois de quoi sera fait le jour d'après.


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