• Attentat de Saint-Quentin-Fallavier : l’action de Salhi "correspond très exactement aux mots d’ordre de Daech"

    <figure class="mainImage"> Photo AFP <figcaption>Photo AFP</figcaption> </figure>

    L’attentat commis par Yassin Salhi "correspond très exactement aux mots d’ordre de Daech", l’organisation Etat Islamique, notamment dans la mise en scène de décapitation et l’envoi de photos pour une éventuelle revendication, a estimé mardi le procureur de la République de Paris, François Molins.

    11 H 45 : la mise en scène de la décapitation et l’envoi de photos pour une éventuelle revendication, correspondent également aux actions de l’EI, a estimé le procureur. Il a précisé que Salhi était "visiblement régulièrement en relation" avec un Français parti en Syrie, "Younes", auquel il avait envoyé un selfie macabre pris avec la tête de son employeur, qu’il avait décapité avant son action dans l’usine chimique.

    Il avait accroché la tête de sa victime au grillage de l’usine, entourée de drapeaux reproduisant la profession de foi musulmane, qu’il a dit avoir "achetés la veille" de l’attentat, a précisé M. Molins. Le procureur a fait état d’un "témoignage indirect" selon lequel Younes aurait "demandé l’autorisation à l’EI de diffuser ces clichés".

    Faisant preuve d’une "mémoire sélective", Salhi a assuré aux enquêteurs n’avoir aucun souvenir de la mise en scène macabre ni de l’envoi de la photo, selon le procureur. "Tout son comportement démontre que dès la veille au soir il avait conçu son projet criminel terroriste", a-t-il poursuivi.

    11 H 43 : le destinataire du selfie a demandé à l’Etat islamique l’autorisation de le diffuser, annonce le procureur. 

    11 H 32 : le parquet de Paris a ordonné mardi l’ouverture d’une information judiciaire relative au meurtre d’un chef d’entreprise et à l’attaque d’un site de gaz industriels vendredi à Saint-Quentin-Fallavier, notamment du chef d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, a indiqué le procureur de Paris, François Molins.

    Le parquet a également requis le placement en détention provisoire de l’auteur présumé des faits, Yassin Salhi, après sa présentation mardi à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen, a ajouté François Molins lors d’une conférence de presse.

    11 H 16 : l’attentat commis par Yassin Salhi "correspond très exactement aux mots d’ordre de Daech", l’organisation Etat Islamique, notamment dans la mise en scène de décapitation et l’envoi de photos pour une éventuelle revendication, a estimé mardi le procureur de la République de Paris, François Molins.

    La tentative de faire exploser une usine chimique, "ressemble à une opération martyr", a encore estimé M. Molins lors d’un point de presse, estimant que ce caractère terroriste était ainsi établi, en dépit des affirmations de Salhi selon lequel ses actions avaient une motivation personnelle.


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    Au Koweït, 27 morts et 222 blessés dans un attentat anti-chiite dans une mosquée

    LIBERATION <time datetime="2015-06-26T15:48:44" itemprop="datePublished"> 26 juin 2015 à 15:48 </time> (Mis à jour : <time datetime="2015-06-26T21:28:37" itemprop="dateModified">26 juin 2015 à 21:28</time>)
    <aside class="tool-bar"> </aside> <figure itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> La mosquée Al-Imam al-Sadeq de Koweït City touchée par un attentat à la bombe, le 26 juin, revendiqué par un groupe affilié à l'Etat islamique. <figcaption itemprop="description">La mosquée Al-Imam al-Sadeq de Koweït City touchée par un attentat à la bombe, le 26 juin, revendiqué par un groupe affilié à l'Etat islamique. (Photo Yasser al-Zayyat. AFP)</figcaption> </figure>
    À CHAUD

    Un groupe affilié à l'Etat islamique a revendiqué l'attaque contre «une mosquée qui répandait l’enseignement chiite parmi la population sunnite».

     
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    Le groupe extrémiste sunnite Etat islamique a de nouveau pris pour cible des fidèles chiites dans le Golfe, en revendiquant un attentat suicide qui a fait 27 morts et 222 blessés vendredi dans une mosquée du Koweït, en plein ramadan. Il s’agit de la première attaque visant un lieu de prière fréquenté par des chiites dans ce riche émirat pétrolier à majorité sunnite. Mais l’Arabie Saoudite voisine a été secouée à deux reprises le mois dernier par des attaques semblables de l’organisation jihadiste, qui ont fait au total plus de 20 morts.

    L’attaque de Koweït a été perpétrée le jour où la Tunisie était également frappée par un attentat particulièrement meurtrier, tandis qu’en France un homme était décapité lors d’une attaque jihadiste contre un site industriel sensible et qu’en Somalie des dizaines de soldats étaient tués dans une base de la force de l’Union africaine (UA) par les islamistes shebab.

    A lire aussi Isère, Tunisie, Koweït : quels liens entre les attaques ?

    Le groupe ultra-radical sunnite EI, qui considère les chiites comme des hérétiques, a rapidement endossé la responsabilité de l’attentat mené pendant la grande prière dans la mosquée Al-Imam al-Sadeq à Koweït City, au deuxième vendredi du mois de jeûne musulman. Le bilan s’établissait vendredi soir à au moins 27 morts et 222 blessés, selon des propos du ministre de la Santé Ali al-Obaidi à la télévision d’Etat. Le principal dignitaire religieux de la mosquée, Abdullah al-Mazeedi, a indiqué à l’agence officielle KUNA qu’environ 2 000 personnes se trouvaient dans le lieu de culte au moment de l’attaque, à la mi-journée.

    Après une réunion d’urgence, le gouvernement a indiqué avoir placé toutes les forces de sécurité en état d’alerte et décrété pour samedi une journée de deuil national. «Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour déraciner ce fléau», a indiqué le gouvernement dans un communiqué, se disant prêt «à une confrontation totale et inexorable avec ces terroristes». Le Koweït n’avait plus été touché par une «attaque terroriste» depuis janvier 2006.

    «Tentative désespérée de s’en prendre à l’unité nationale du Koweït»

    La semaine dernière, le porte-parole officiel de l’EI avait appelé les musulmans dans le monde à engager la guerre sainte durant le ramadan, qui a débuté le 17 juin, pour en faire «un mois de malheur pour les mécréants».

    Dans un communiqué, la «Province de Najd», qui s’est récemment manifestée comme la branche saoudienne de l’EI, a affirmé qu’un kamikaze, Abou Souleiman al-Mouwahhid, avait perpétré l’attentat de vendredi contre une mosquée qui «répandait l’enseignement chiite parmi la population sunnite». C’est la première fois que le Koweït est touché par une action violente du groupe jihadiste. Cette même «Province de Najd» avait revendiqué en mai les deux attaques meurtrières contre les chiites dans le royaume saoudien. L’EI avait également récemment endossé la responsabilité de cinq attentats quasi simultanés contre des mosquées dans la capitale du Yémen, Sanaa.

    L’émir du Koweït, Cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, s’est rapidement rendu sur les lieux de l’attentat et des images de la télévision d’Etat l’ont montré dans les décombres, visiblement ému. Il a plus tard indiqué que cet attentat était «une tentative désespérée et diabolique de s’en prendre à l’unité nationale du Koweït», pays où les chiites représentent environ un tiers du 1,3 million de citoyens.

    Outre la communauté internationale, qui a dénoncé la «barbarie» et la «haine aveugle» des attentats ayant frappé la Tunisie, la France, et le Koweït, les condamnations ont été unanimes dans l’émirat. Le Mouvement islamique constitutionnel, branche locale de la confrérie islamiste des Frères musulmans, s’est insurgé contre une «basse attaque criminelle visant une mosquée». Le principal leader religieux sunnite du pays, cheikh Ajeel al-Nashmi, a jugé que l’attaque était «un acte criminel visant à semer les graines de la discorde» mais que «chiites et sunnites feront assurément échouer la conspiration des terroristes».


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    Attentat à Sousse: Jetair annule ses vols vers la Tunisie, Thomas Cook jusque fin août

    AFP Publié le <time datetime="2015-06-26 16:04:06" title="vendredi 26 juin 2015 à 16h04"> vendredi 26 juin 2015 à 16h04 </time> - Mis à jour le <time datetime="2015-06-26 20:46:35" title="vendredi 26 juin 2015 à 20h46"> vendredi 26 juin 2015 à 20h46 lien </time>

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    </aside> International La compagnie aérienne a pris cette décision suite à l'attaque qui a frappé la cité de Sousse.

     

    Vingt-huit personnes, dont des touristes étrangers, ont été tuées vendredi lorsqu'un homme armé a ouvert le feu dans un hôtel de la station balnéaire de Sousse, le pire attentat de l'histoire récente de la Tunisie. Une tragédie qui a poussé la compagnie aérienne Jetair à annuler ses vols en direction de la Tunisie. Et ce, jusqu'au nouvel ordre.

    Jetairfly confirme à nos confrères de La Libre qu'un de ses avions en direction de la Tunisie fait demi-tour à hauteur de la Corse et rentre à Bruxelles "à cause de l'attaque terroriste à Sousse." La compagnie a également décidé de rapatrier tous les Belges présents sur place.

     

     

    "La Tunisie subit des attentats les uns après les autres, qui déstabilisent le pays en visant les touristes. Nous suivons la situation heure par heure", nous a indiqué Didier Reynders.

     

    Les Affaires étrangères déconseillent les voyages vers la Tunisie

    Le site du ministère des Affaires étrangères vient d'adapter son avis de voyage concernant la Tunisie.

    "Suite à un attentat terroriste le 26 juin dans plusieurs hôtels à Sousse, qui a fait plusieurs victimes, nous déconseillons momentanément tous les voyages vers la Tunisie.

     

    Une vigilance accrue est recommandée dans le contexte de l’intervention de la coalition internationale contre Daech. Les voyageurs sont priés de prendre connaissance du message publié sur la page d’accueil", indique le site des Affaires étrangères .

     

    Jetair va rapatrier ses vacanciers présents en Tunisie

     

    A la suite de l'attentat qui a fait 27 morts à Sousse vendredi, en Tunisie, le tour-opérateur Jetair a pris la décision de rapatrier une large partie de ses clients présents dans le pays, a indiqué la porte-parole Florence Bruyère à l'agence Belga. Jetair ne desservira plus la Tunisie jusqu'à nouvel ordre. Le vol JAF5017 au départ de Bruxelles et à destination de Enfidha a fait demi-tour vendredi après-midi à hauteur de la Corse (France) pour revenir à Bruxelles. Le vol JAF 5921 Liège-Enfidha prévu vendredi soir à 20h15 est également annulé. "Les quatre vols programmés samedi à destination de la Tunisie sont également annulés", ajoute la porte-parole.

    Les six appareils qui devaient assurer ces liaisons décolleront à vide samedi à destination de la Tunisie dans le but de rapatrier les touristes présents sur place, principalement dans le région de Monastir.

     

    Un total de 2.391 clients de Jetair se trouvent en ce moment en Tunisie, dont 207 à Port el Kantaoui, près de Sousse, selon la porte-parole.

     

     

     

    Thomas Cook suspend ses voyages en Tunisie jusqu'à fin août

     

     

    Thomas Cook a décidé de suspendre ses voyages vers Djerba et Enfidha, en Tunisie, a indiqué le tour opérateur vendredi soir. Une décision qui fait suite à l'avis du ministère belge des Affaires étrangères déconseillant les voyages vers la Tunisie pour le moment. La station balnéaire de Sousse a été frappée par un attentat vendredi faisant 37 morts et 36 blessés, dont quatre Belges. Thomas Cook compte en ce moment 1.454 clients en Tunisie, précise le porte-parole Koen van den Bosch.


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    Attentat en Isère : la victime décapitée était l'employeur du suspect

    • Home ACTUALITE Société
      • Par
      • Mis à jour <time datetime="2015-06-26T23:51:35+02:00" itemprop="dateModified">le 26/06/2015 à 23:51</time>
      • Publié <time datetime="2015-06-26T16:45:11+02:00" itemprop="datePublished"> le 26/06/2015 à 16:45</time>
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    <figure class="fig-photo"> La sécurité devant le lieu où le corps décapité a été retrouvé/ Crédits photo: AFP Photo/Philippe Desmoze <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description"></figcaption> </figure>

    L'homme, âgé de 54 ans, travaillait dans la même entreprise de transport que le principal suspect de l'attentat

    commis ce vendredi matin sur un site industriel près de Lyon.

     
     

    Macabre mise en scène. La tête de la victime de l'attentat commis ce vendredi matin dans un site industriel en Isère a été retrouvée accrochée sur le grillage des locaux du site pris pour cible, le long de la route départementale RD111, à plusieurs dizaines de mètres du corps. Selon les éléments connus, elle était entourée de deux drapeaux islamistes avec des inscriptions en arabe correspondant à la profession de foi.

    La victime, âgé de 54 ans était directeur commercial au sein de l'entreprise de transport Colicom/ATC où travaillait aussi l'auteur présumé de l'attentat Yassin Salhi, le principal suspect. Ses locaux ont été perquisitionnés à Chassieu (Rhône) vendredi en fin de journée.

    Les deux hommes étaient à bord du véhicule qui devait effectuer une livraison vendredi matin chez Air Product, un fournisseur de gaz et de produits chimiques que le suspect a tenté en vain de faire exploser, a indiqué une source proche. Le patron de l'entreprise de transport aurait été tué avant l'entrée du véhicule sur le site industriel classé Seveso.

    La victime disposait d'une habilitation pour entrer sur le site de la société américaine Air Products, située à Saint-Quentin-Fallavier. C'est à bord d'un véhicule de l'entreprise que le suspect a pu pénétrer dans l'enceinte, classée Seveso et dont l'accès est soumis à autorisation.

    Ce chef d'entreprise est la première personne décapitée en France lors d'une attaque terroriste, une pratique fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique.

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    Deux mausolées détruits par l'Etat islamique à Palmyre

    <time>Publié le 23-06-2015 à 18h40   lien </time>
    </header></article>

    AMMAN (Reuters) - Les djihadistes de l'Etat islamique ont dynamité deux mausolées musulmans antiques qu'ils jugeaient sacrilèges à Palmyre, ville de Syrie classée au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses ruines romaines.

    Des photos diffusées sur internet montrent des artificiers installant des explosifs sur les sites en question et le résultat de leur mise à feu.

    Il s'agit des premières destructions depuis que la ville, appelée Tadmor en arabe, est tombée le mois dernier aux mains des djihadistes.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a annoncé dimanche qu'ils avaient miné le secteur historique. On ignore s'ils ont l'intention de le détruire ou s'il s'agit de dissuader l'armée syrienne de chercher à reprendre Palmyre.

    Des centaines de pièces historiques ont été mises en lieu sûr avant que l'armée ne batte en retraite, selon Abdoul Maamoun Abdoulkarim, le directeur général des antiquités et des musées syriens.

    (Kinda Makeih, Jean-Philippe Lefief pour le service français)


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