• Les syndicats de Virgin appellent à "un grand élan de tous les salariés"

    Le Monde.fr | <time datetime="2013-01-04T16:23:26+01:00" itemprop="datePublished">04.01.2013 à 16h23</time>

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    Durée : 01:05  |  Images : AFPlien

    Après des années de difficultés financières dans un secteur bouleversé par la concurrence sur Internet et le numérique, la chaîne de magasins de produits culturels et multimédia Virgin Megastore, qui emploie 1 000 salariés en France, va déposer le bilan.

    Les syndicats de Virgin ont appelé vendredi à "un grand élan de tous les salariés", désignant l'actionnaire majoritaire Butler comme "le principal responsable de la situation".


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  • Accueil > Société > Levallois : de l'eau dans le gaz entre Balkany et sa police

    Levallois : de l'eau dans le gaz entre Balkany et sa police

    Créé le 04-01-2013 à 19h44 - Mis à jour à 21h11  lien

    Ecoutes illégales, pressions, problèmes de management et de formation,... : des policiers municipaux accusent et se mobilisent. Une enquête est en cours.

     

    Police municipale, Levallois (C. R. Le Nouvel Observateur)

    Police municipale, Levallois (C. R. Le Nouvel Observateur)

    "On est écoeurés". Vendredi 4 janvier, en fin de matinée, une dizaine de policiers municipaux de Levallois "campent" devant la mairie. Chasubles fluo sur le dos, ils font du bruit en tapant sur des bidons pour attirer l'attention des habitants, qu'ils invitent à signer une pétition. "Stop à la baisse des effectifs, stop aux dérives – respect de la loi, stop aux vrais faux-policiers" dénoncent les tracts du SNPM-FO. Depuis jeudi soir, des policiers municipaux se relaient pour "une grève intelligente" explique le secrétaire général du SNPM-FO Frédéric Foncel, "les agents viennent sur leur temps de repos." Ils demandent que soient prises des mesures conservatoires à l'égard de leur direction. En clair, que leurs responsables soient suspendus le temps de l'enquête ouverte en mai par le parquet de Nanterre à la suite d'une lettre anonyme dénonçant des écoutes illégales de conversations téléphoniques d'agents.

     


    (source vidéo "Le Nouvel Observateur")

     

    Ce que rapporte le site "Mediapart", selon lequel des représentants du SNPM-FO et de l'USSPM ont fourni mi-décembre à la justice d'autres documents concernant des pressions, des verbalisations réalisées par des agents non assermentés, ou encore des agents utilisés comme chauffeurs par le député-maire UMP de la ville, Patrick Balkany. "Pas plus tard qu'hier, un agent m'a avoué qu'il n'était pas assermenté alors qu'il se présente comme tel" poursuit Frédéric Foncel. Pour qu'un agent puisse dresser un procès-verbal, il doit être "agréé et assermenté" rappelle le procureur de Nanterre Robert Gelli à "Mediapart". Un des responsables assure quant à lui au site que trois policiers municipaux, anciens gendarmes, qui ont selon certains agents procédé à des verbalisations sans avoir réalisé la formation de six mois au CNFPT, ne faisaient que de "la conduite de véhicule." Il a tout de même ensuite été jugé bon de le rappeler aux intéressés via une note interne vue par "Mediapart".

    "Des écoutes d'appels sortants, publics et privés, ont été utilisées pour ensuite demander des rapports" affirme un policier municipal posté vendredi devant la mairie. "Or c'est illégal et on n'était pas informés". Si tous les appels entrants sont systématiquement enregistrés, les sortants ne peuvent l'être sans déclaration auprès de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Et les intéressés doivent en être informés. Interrogée par "Mediapart", la première adjointe et épouse du maire, Isabelle Balkany, a d'abord démenti l'existence de toute écoute, avant de préciser que les agents disposent tous de téléphones portables. Et la Cnil a été contactée juste après l'appel du site... Quant aux policiers-chauffeurs, elle ne "voit pas le problème", dans la mesure où elle et sont maris font l'objet de "menaces" et qu'ils leur évitent d'avoir recours à des garde du corps.

    04 01 13 Police municipale, Levallois
    Un policier municipal, vendredi matin, devant la mairie de Levallois (C. R. Le Nouvel Observateur)

    "De manière générale, les auteurs de délits sont des délinquants" déclare un policier, "on est là pour faire respecter la loi". Un autre ajoute : "la justice doit agir vite". Plusieurs policiers assurent que certains de leurs collègues, craignant des pressions, ont "peur" de les rejoindre : "Ceux qui ont manifesté le 14 décembre ont été intimidés, certains ont été démis de leurs fonctions." Ceux qui préfèrent donc rester anonymes dénoncent aussi des problèmes d'effectifs et de plannings : "On est moins nombreux sur le terrain, en journée notamment, et ceux qui travaillent la nuit voient leurs repos réduits et raccourcis." Ce qui "affecte pas mal le moral de certains, avec des risques de dépressions". Une évolution mise à exécution par leur nouveau directeur, en poste depuis un an, Eric Zuber, qui cristallise leur mécontentement : "avant lui nous n'avions pas de problème, depuis qu'il est là, c'est la catastrophe" affirme un policier, évoquant également du "harcèlement".

    Interrogée vendredi par "Le Nouvel Observateur", la mairie de Levallois nous renvoie vers l'épouse du maire. Elle explique notamment les modifications de plannings par l'affluence de visiteurs générée par l'ouverture du centre commercial So Ouest en octobre dernier : "Les anciens plannings ne correspondaient plus aux besoins actuels. Il fallait que tous les policiers soient dehors, et que ça tourne, que ce ne soient pas toujours les mêmes la nuit". Quant aux habitués du travail de nuit, "avec les primes", ils s'étaient installés, dit-elle, dans "un certain confort." Elle estime également que la mairie est "en proie à la vindicte d'un syndicaliste : Frédéric Foncel, qui n'a pas de représentant élu à Levallois et a un problème personnel avec le nouveau directeur qui a été son supérieur par le passé." "Faux" répond celui-ci, assurant qu'une trentaine de policiers de Levallois adhèrent au SNPM-FO et que 35 d'entre eux lui ont écrit pour dénoncer les dysfonctionnements. 

    04 01 13 Police municipale, Levallois
    Devant la mairie de Levallois vendredi matin (C. R. Le Nouvel Observateur)

    Un agent rappelle que Levallois a été la première ville d'Ile-de-France à mettre en place, dès 1983, une police municipale. "J'ai voulu être muté ici et n'ai pas envie de partir" confie-t-il, regrettant de n'être "pas considéré et plus reconnu dans sa profession." En poste à Levallois depuis plus de 15 ans, un de ses collègues confie son "attachement" pour sa commune et "reconnaît volontiers l'incontestable investissement du maire dans sa police municipale." Il ne digère pas, en revanche, cette "fin de non-recevoir et le fait de ne pas être reçus." "Mais le maire les a reçus avant les vacances" rétorque sa femme, "et l'adjoint a proposé de recevoir individuellement ceux qui avaient des problèmes de planning, mais personne n'est venu".

    Le rendez-vous avec le maire a été expédié, dénoncent les policiers. Quant aux entretiens individuels, ils n'y sont pas allés, craignant de "nouvelles intimidations." Isabelle Balkany ajoute que les nouveaux plannings ont été validés par "les syndicats CGT et FO ainsi que le CTP (Comité technique paritaire) et qu'ils seront effectifs comme prévu à partir de lundi. Date à laquelle le maire sera de retour. Les policiers l'attendront de pied ferme et espèrent "cette fois une vraie discussion." Et l'adjointe d'ajouter : "si certains ne sont pas contents, ils peuvent postuler ailleurs".


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  • CFDT : Véronique Descacq, une fidèle issue des banques pour seconder Berger

    Par Derek Perrotte | 27/12 | 07:00 lien

    La nouvelle direction de la CFDT prend ses marques. Laurence Laigo est sur le départ.

    Véronique Descacq a été nommée au poste de secrétaire générale adjointe de la CFDT. - Photo C. Lebedinsky/Challenges-REA

    Véronique Descacq a été nommée au poste de secrétaire générale adjointe de la CFDT. - Photo C. Lebedinsky/Challenges-REA

    Un mois après sa nomination à la tête de la centrale réformiste, la CFDT version Laurent Berger continue de se dessiner. Pas question pour le nouveau leader d'imposer des bouleversements radicaux au sommet d'une organisation apaisée et unie, mais de premiers ajustements notables au sein de la commission exécutive (CE), dans les nominations et dans la nouvelle répartition des dossiers, témoignent qu'une page commence à se tourner, avant un probable renouvellement de génération plus important lors du prochain congrès, en 2014. La principale nouveauté est la nomination, fin novembre, de Véronique Descacq au poste de secrétaire générale adjointe. Depuis le départ de Nicole Notat en 2002, c'est la première fois qu'une femme accède à de telles responsabilités à la CFDT. Un aboutissement logique pour cette quadragénaire, à la CE depuis 2010 et saluée en interne pour son « calme », qui confine parfois à la timidité, son « sérieux » et sa « capacité de travail ».

    Adhérente à la CFDT depuis 1988 « par admiration pour Edmond Maire », elle est issue des banques, où elle a fait carrière au sein du groupe Banque Populaire, notamment comme directrice d'agence à Paris. En 1999, elle y devient déléguée nationale, négocie le passage aux 35 heures et un vaste plan de fusion d'agences. De quoi gagner de premières lettres de noblesse avant le tournant de 2003. Au sein de la fédération des banques, elle est alors une des rares à ne pas fustiger le soutien apporté par François Chérèque à la réforme Fillon des retraites. Cela lui vaudra d'y être propulsée présidente à la suite du claquage de porte des dirigeants alors en place.

    Ascension lente mais sûre

    Lentement mais sûrement, elle reconstruit et s'impose comme une figure de la centrale, s'ouvrant ainsi les portes du bureau national en 2006. Au sein de la CE, elle assure à présent la coordination des politiques de protection sociale, y compris l'assurance-chômage, et est chargée des politiques de santé, de la famille et de la dépendance. Elle hérite aussi de la responsabilité du débat sur l'évolution de l'organisation, qui sera au coeur du congrès de 2014.

    Autre changement : Thierry Cadart, cinquante-deux ans, a rejoint mi-décembre la CE, où un poste était « numériquement » vacant suite au départ de François Chérèque. Ce professeur de mathématiques, ex-secrétaire général du SGEN-CFDT, a pris la charge des dossiers liés aux fonctions publiques et à la réforme de l'Etat. Il aura aussi la délicate mission de tenter de doper la syndicalisation des jeunes. Par ailleurs, Laurence Laigo, secrétaire nationale depuis 2006, a annoncé mi-décembre son intention de quitter la confédération. Selon nos informations, elle devrait rapidement rejoindre le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes. Ce qui ne manquera pas d'alimenter les critiques sur la proximité entre la centrale réformiste et le PS. La CFDT n'a pas encore décidé du nom de sa remplaçante (qui sera une femme pour maintenir la parité au sein de la CE), ni du timing.

    Derek Perrotte

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  • Emploi : la CGT «très mobilisée pour empêcher tout accord générant plus de flexibilité»

    Par Les Echos | 28/12 | 11:26 | lien
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    Alors que la négociation sur la sécurisation du travail «a été ouverte pour faire reculer la précarité», le Medef propose d'ajouter «de nouveaux types de contrat de travail et de faciliter les licenciements», dénonce Bernard Thibault .

    Bernard Thibault - AFP
    Bernard Thibault - AFP

    Au lendemain de l'annonce d' une nouvelle hausse du nombre de demandeurs d'emploi en novembre , Bernard Thibault a mis en doute ce vendredi matin la promesse de François Hollande d'inverser la courbe du chômage fin 2013.

    « Il n'y a pas d'éléments sur les choix de politique économique et sociale du gouvernement qui laissent entendre qu'on va inverser la courbe du chômage », a déclaré le secrétaire général de la CGT sur RMC-BFMTV. Il dénonce notamment les 20 milliards de crédits d'impôt « offerts aux entreprises sans contrepartie ».

    6 à 7 millions de personnes «n'arrivent pas à vivre décemment par leur emploi»

    Alors que près de 30.000 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaire ont été recensés fin novembre, portant leur nombre à 3,13 millions, proche du record historique de janvier 1997 (3.205.000), Bernard Thibault a rappelé que « ces chiffres ne représentent que la part de population qui pointe à Pôle emploi ». Il a estimé entre 6 et 7 millions le nombre de personnes « qui n'arrivent pas à vivre décemment par leur emploi ».

    Interrogé sur le refus du gouvernement de nationaliser temporairement le site sidérurgique de Florange (Moselle), le leader syndical a lancé : « Si l'Etat renonce à une intervention plus conséquente (...), alors il n'y aura pas d'inversement, au contraire une aggravation » du chômage.

    Le secrétaire général de la CGT a par ailleurs prévenu que son syndicat serait « très mobilisé dès les premiers jours de janvier pour empêcher tout accord générant plus de flexibilité dans le marché du travail ». Syndicats et patronat, qui ont échoué à parvenir à un accord avant la fin de l'année sur la « sécurisation de l'emploi » , comme souhaité par François Hollande, discuteront une nouvelle fois les 10 et 11 janvier . « Je voudrais être persuasif à l'égard du gouvernement et des parlementaires : non seulement ce ne serait pas une bonne solution pour l'emploi, mais si des velléités de déréglementation se faisaient jour, la CGT s'y opposerait avec toutes ses forces », a-t-il affirmé.

    Aux salariés : «Ne restez pas spectateurs»

    « Ca fait 25 ans qu'on nous explique qu'en précarisant, en assouplissant le Code du travail, on va créer des emplois », « il n'est pas question d'accepter la théorie selon laquelle les licenciements d'aujourd'hui créent l'emploi de demain », a-t-il dit. Selon Bernard Thibault, « une négociation s'est ouverte à la demande du gouvernement pour faire reculer la précarité, et le Medef nous propose à l'inverse (...) d'ajouter de nouveaux types de contrat de travail et de faciliter les licenciements ».

    « Si j'avais un message pour 2013 aux salariés : « Ne restez pas spectateurs », il faut nous-mêmes exercer une pression pour que soient prises les bonnes décisions », a déclaré Bernard Thibault. Pour lui, le changement promis par François Hollande « a été relégué à 2 années plus tard », ce qui engendre « surprise » et « déception » et laisse entendre que « la parole du Medef est plus influente que celle des organisations syndicales ».

    Le numéro un de la CGT a souligné que « la CGT avait remporté haut la main les élections dans les TPE », dont les résultats ont été publiés le 21 décembre , souhaitant que « le gouvernement ait entendu le message ».


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  • POLITIQUE ET SOCIETE

    François Chérèque rejoint l'Inspection générale des affaires sociales

    Par Les Echos | 04/01 | 07:00 lien
    • http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/actualite/s-informer/france/francois-chereque-sort-de-la-melee-_ep_-2012-09-20-855487/27506430-1-fre-FR/Francois-Chereque-sort-de-la-melee_article_popin.jpg
    • http://www.la-croix.com

    SOCIAL : François Chérèque, cinquante-six ans, ex-secrétaire général de la CFDT, a été nommé hier en Conseil des ministres inspecteur général des affaires sociales (Igas). François Chérèque a quitté fin novembre ses fonctions à la tête de la CFDT, passant le témoin à Laurent Berger. Il avait déjà fait savoir qu'il rejoindrait l'Igas. Il devrait également prendre la présidence de Terra Nova, un think tank proche du Parti socialiste.


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